Etats-Unis: Donald Trump s'est fait briefer par les services de renseignement

ETATS-UNIS La candidat républicain a aussi fustigé les «mauvaises décisions» prises par le Renseignement américain...

M.C. avec AFP

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Donald Trump se rend à un briefing dans les locaux du FBI à New York, le 17 août 2016.
Donald Trump se rend à un briefing dans les locaux du FBI à New York, le 17 août 2016. — Kathy Willens/AP/SIPA

 

Donald Trump a participé mercredi à une réunion d'informations confidentielle avec des représentants des services de renseignements américains, un privilège réservé aux deux candidats à la succession Barack Obama à la Maison Blanche afin de les préparer aux responsabilités.

Le candidat républicain à la Maison Blanche s'est rendu dans les locaux du FBI à New York pour y participer à cette réunion d'informations, selon la chaîne ABC, car l'immeuble dispose de salles sécurisées. Après le briefing, Donald Trump s'est montré critique envers le Renseignement américain, fustigeant les «mauvaise décisions» prises par «ces gens»: «Regardez ce qui s'est passé ces dernières années. C'est catastrophique», a-t-il lâché à la chaîne Fox News.

Il doit «assister à ces briefings sans en révéler le contenu»

Ces séances sont organisées par le bureau du directeur du renseignement américain. La démocrate Hillary Clinton peut également en profiter séparément. Elles visent à préparer les candidats à la fonction suprême, en cas de victoire à l'élection de novembre, en leur donnant des informations sur l'état des menaces mondiales contre les Etats-Unis. Mais selon NBC, aucune information sur des opérations de renseignement ou d'espionnage ne sera transmise à Donald Trump.

Deux de ses proches, le gouverneur du New Jersey Chris Christie et le général à la retraite Michael Flynn, devaient également participer à la réunion. Des démocrates s'étaient inquiétés de l'accès qu'aurait Donald Trump à des informations sensibles. Et le président Obama lui-même avait adressé un avertissement à peine voilé, lors d'une conférence de presse le 4 août : «S'ils veulent devenir président, il faut qu'ils se comportent comme des présidents», avait-il déclaré. «Et cela signifie pouvoir assister à ces briefings sans en révéler le contenu».