«Pokémon GO»: Des chasseurs dans une ancienne prison des Khmers rouges au Cambodge

POLEMIQUE Rares survivants et Cambodgiens ne décolèrent pas...

20 Minutes avec agences

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L'appli «Pokémon GO» sur un téléphone portable.
L'appli «Pokémon GO» sur un téléphone portable. — Richard Vogel/AP/SIPA

Disponible depuis samedi dernier au Cambodge, l’application Pokémon Go fait déjà polémique. En cause, le choix par le célèbre jeu de la prison Tuol Sleng de Phnom Penh comme lieu de chasse.

Dans les années 1970, des milliers de prisonniers sont morts dans cette ancienne prison des Khmers rouges, connue sous le nom de S-21 et aujourd’hui musée du génocide. « C’est une insulte pour les âmes des victimes qui sont mortes ici », s’insurge Bou Meng, un sexagénaire survivant de Tuol Sleng, ajoutant que « c’est un lieu de souffrances. Ce n’est pas approprié de jouer à ce jeu ici ».

Des joueurs dans l’enceinte du musée

Le musée « n’est pas un centre commercial ou une aire de jeux où attraper des Pokémon. C’est un cimetière » a renchéri Youk Chhang, directeur du centre de documentation du Cambodge. Les gardiens du musée du génocide Tuol Sleng ont de leur côté confirmé avoir expulsé plusieurs chasseurs de créatures virtuelles, pris en train de jouer dans l’enceinte du musée.

Chhay Visoth, le directeur, n’a pas précisé s’il allait réclamer au développeur de Pokémon Go, Niantic, de supprimer le lieu de son application, comme cela a déjà été fait pour  certains lieux. C’est le cas pour l’ossuaire de Douaumont, érigé en mémoire des soldats tombés durant la Première Guerre mondiale lors de la bataille de Verdun.

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