Bill Clinton, allié discret du général Clark

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Bill Clinton surgit dans la campagne pour l’élection présidentielle américaine de novembre 2004. L’ancien président démocrate avait refusé jusqu’ici de soutenir l’un des neuf candidats à l’investiture de son parti. Ce n’est plus le cas désormais. Depuis quelques semaines, le dernier candidat à s’être lancé dans la course, le général Wesley Clark, semble avoir les faveurs de l’ancien locataire de la Maison Blanche. Bill Clinton n’a pas officiellement adoubé l’ancien commandant des forces suprêmes de l’Otan pendant la guerre du Kosovo, mais il lui a envoyé plusieurs de ses proches pour faire partie de son staff électoral. Ainsi, cette semaine, Donnie Fowler, le directeur de campagne de Clark, a démissionné pour être remplacé par un ancien collaborateur de Clinton : Eli Segal. Ron Klain, conseiller politique et Mark Fabiani, conseiller en communication, deux proches de l’ex-président, ont aussi rejoint l’équipe du général. Ce dernier a été critiqué au début de sa campagne : on lui reprochait pêle-mêle de ne pas avoir dit clairement s’il avait ou non voté pour la guerre en Irak, d’avoir pris sa carte du parti quelques jours avant d’annoncer sa candidature, et d’avoir voté, dans le passé, pour les présidents républicains Ronald Reagan et Richard Nixon. Cela ne l’a pas empêché de prendre la tête dans les sondages. Le support de Bill Clinton devrait l’aider à conforter son avance. D’autant qu’il relance la rumeur, et l’espoir, d’une candidature d’Hillary Clinton, dont le général Clark deviendrait alors le colistier. A eux deux, ils semblent former le seul couple capable de battre George Bush. Clémence Lemaistre