VIDEO. Turquie: Le président turc Erdogan évoque le rétablissement de la peine de mort

MONDE « Si le peuple veut la peine de mort, les partis suivront sa volonté », a déclaré Erdogan devant des sympathisants qui scandaient « peine de mort » lors de la manifestation géante à Istanbul organisée ce dimanche par le pouvoir…

20 Minutes avec AFP

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Le président turc Erdogan lors d'un rassemblement «pour la démocratie» le 7 août 2016, trois semaines après le putsch raté
Le président turc Erdogan lors d'un rassemblement «pour la démocratie» le 7 août 2016, trois semaines après le putsch raté — KAYHAN OZER / TURKISH PRESIDENTIAL PRESS OFFICE / AFP

Ce dimanche, devant des centaines de milliers de Turcs, appelés à manifester « pour la démocratie » après le putsch raté, le président Recep Tayyip Erdogan a de nouveau évoqué dimanche un possible rétablissement de la peine de mort en Turquie « si le peuple (le) veut ».

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« La plupart des pays l’appliquent »

« Si le peuple veut la peine de mort, les partis suivront sa volonté », a dit Erdogan devant des sympathisants qui scandaient « peine de mort » lors de la manifestation géante à Istanbul organisée par le pouvoir, en présence de l’opposition.

« Apparemment, il n’y a pas la peine capitale en Europe, mais ils l’ont aux Etats-Unis, au Japon, en Chine. La plupart des pays l’appliquent », a lancé le président Erdogan.

Juste avant lui, le chef d’Etat-major, le général Hulusi Akar, qui avait été brièvement enlevé par les putschistes, avait été interrompu par la foule lors de son discours aux cris de « peine de mort ».

Un rétablissement 12 ans après l’abolition ?

Dès le surlendemain du putsch avorté, promettant d’éliminer « le virus » factieux au sein de l’Etat, le président Erdogan avait évoqué un possible rétablissement de la peine capitale, abolie en 2004 dans le cadre de la candidature d’Ankara à l’entrée dans l’Union européenne.

Un rétablissement de la peine capitale sonnerait le glas des négociations sur une adhésion de la Turquie au bloc européen tout en aggravant l’inquiétude à l’étranger sur le non-respect de l’Etat de droit.