VIDEO. Barack Obama promet de «détruire» Daesh et critique Vladimir Poutine

ETATS-UNIS Le président américain, qui quittera la Maison Blanche le 20 janvier prochain, s’est exprimé sur plusieurs grands dossiers…

20 Minutes avec AFP

— 

Barack Obama a tenu ce jeudi soir une longue conférence de presse au Pentagone.
Barack Obama a tenu ce jeudi soir une longue conférence de presse au Pentagone. — MARK WILSON

Juste avant de célébrer son 55e anniversaire à la Maison Blanche, Barack Obama s’est longuement exprimé ce jeudi soir lors d’une conférence de presse au Pentagone. Le président américain a abordé pêle-mêle plusieurs grands dossiers, nationaux et internationaux.

  • Une lutte « sur tous les fronts » pour détruire Daesh

Barack Obama s’est engagé à lutter « de manière agressive, sur tous les fronts » contre l’organisation islamiste armée. « Il s’est avéré que l’Etat islamique (Daesh) n’était pas invincible. Ils vont, de fait, être inévitablement vaincus », a assuré le président.

>> A lire aussi : Obama met en garde le monde contre les «fous» de Daesh

Aux Etats-Unis, déjà meurtris ces derniers mois par des attentats en Californie et en Floride, la menace « est sérieuse », a-t-il admis, s’inquiétant « d’un acte isolé ou d’une petite cellule » qui commettrait une attaque. « Aussi douloureux et tragiques que sont ces attentats, nous continuerons à les user, en les freinant, partout où nous le pourrons, en mettant en œuvre tous les efforts du gouvernement pour démonter leur propagande, briser leurs réseaux, supprimer leurs principaux dirigeants sur le champ de bataille et finalement nous vaincrons », a-t-il martelé.

  • « On ne peut pas faire confiance à la Russie et à Vladimir Poutine »

Le président américain a également décoché ses flèches pour le président Poutine avec qui il tente de coopérer pour trouver une sortie de crise à la guerre qui ravage la Syrie. « Je ne suis pas certain que nous puissions faire confiance à la Russie et à Vladimir Poutine et c’est pourquoi nous devons évaluer si nous pouvons ou pas obtenir une véritable cessation des hostilités », a-t-il critiqué.

>> A lire aussi : Obama n'exclut pas que la Russie tente d'influencer la présidentielle américaine

« La Russie n’est peut-être pas capable d’y parvenir, soit parce qu’ils ne le veulent pas, soit parce qu’ils n’ont pas assez d’influence sur Assad. Et c’est ce que nous allons évaluer », a mis en garde Obama.

  • Les 400 millions de dollars versés à l’Iran, « pas une rançon pour des otages »

Barack Obama a affirmé que les 400 millions de dollars payés en liquide en janvier à l’Iran n’étaient pas une rançon versée par Washington pour obtenir la libération à l’époque de cinq prisonniers américains, mais seulement le règlement d’un vieux différend commercial entre les deux pays. « Nous ne payons pas de rançon pour des otages », a-t-il déclaré. « Certains d’entre vous se souviendront que nous avons annoncé ces versements en janvier, il y a plusieurs mois. Ce n’était pas un secret », a souligné le président américain.

« A court d’argent » pour combattre le virus Zika

Plus surprenant, le président américain a affirmé que le gouvernement était « à court d’argent » pour combattre le virus Zika aux Etats-Unis. Il a également accusé le Congrès à majorité républicaine de ne pas avoir débloqué les fonds nécessaires.

>> A lire aussi : Obama veut débloquer 1,8 milliard de dollars pour lutter contre le virus

En février, Obama avait demandé au Congrès de débloquer 1,9 milliard de dollars pour combattre le virus, mais la demande a été rejetée par les républicains. Le gouvernement prend aujourd’hui « très au sérieux » le cas des 15 personnes contaminées aux Etats-Unis par le virus.

« Ridicule » que Trump prédise une élection « truquée »

Enfin, Barack Obama s’en est pris à Donald Trump après ses récentes déclarations. Le candidat républicain à la Maison Blanche a affirmé que l’élection présidentielle de novembre contre Hillary Clinton pourrait être « truquée ».

>> A lire aussi : Pour Obama, Trump «n'est pas qualifié pour être président»

« Bien sûr que l’élection ne sera pas truquée », a-t-il dit. « Si monsieur Trump croit qu’une théorie du complot se propage dans le pays, y compris dans des endroits comme le Texas où ce ne sont pas les démocrates qui s’occupent des bureaux de vote, c’est ridicule ».