Belgique: Les avoirs de personnes soupçonnées de terrorisme, dont Abrini, gelés pour la 1e fois

TERRORISME Tous les fonds et ressources économiques de ces personnes sont gelés et il est interdit de leur prêter de l’argent...

20 Minutes avec AFP

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Mohamed Abrini. AFP PHOTO / BELGIAN FEDERAL POLICE.
Mohamed Abrini. AFP PHOTO / BELGIAN FEDERAL POLICE. — AFP

C’est une mesure inédite. Le gouvernement belge a gelé les avoirs de dix personnes soupçonnées d’être en lien avec des activités de terrorisme, dont Mohamed Abrini, mis en cause dans les attentats de Bruxelles et Paris, a appris l’AFP ce vendredi.

Le ministre belge des Finances, Johan van Overtveldt, a amendé un arrêté royal sur la lutte contre le financement du terrorisme, datant de 2006 mais jamais complété jusqu’à cette année, comportant dix noms publiés jeudi au Moniteur, le journal officiel belge. Tous les fonds et ressources économiques de ces personnes sont gelés et il est interdit de leur prêter de l’argent.

Une partie intégrante de la lutte contre le terrorisme

Parmi ceux-ci figure Mohamed Abrini, 31 ans, dit « l’homme au chapeau », identifié sur la vidéo surveillance dans les minutes précédant la double explosion à l’aéroport de Zaventem le 22 mars.

Actuellement emprisonné en Belgique, il est aussi visé par un mandat d’arrêt européen émis par les juges d’instruction français pour son rôle logistique présumé dans les attentats du 13 novembre à Paris et Saint-Denis.

>> A lire aussi : Salah Abdeslam a convoyé les terroristes, affirme Mohamed Abrini

« C’est une bonne chose que cette mesure qui existe depuis 2006 soit enfin opérationnelle. C’est une étape logique et constitue une partie intégrante de la lutte contre le terrorisme », s’est félicité Johan van Overtveldt dans un court communiqué.

Des personnes soupçonnées d’être parties en Syrie

Le ministère n’a pas souhaité communiquer sur l’identité des personnes nommées.

Sur cette liste se trouvent aussi deux membres de la famille Bazarouj, une famille décrite pendant l’enquête sur les attentats comme « pourvoyeuse de candidats au djihad », et dont l’un de ses membres a été inculpé, soupçonné d’avoir aidé Salah Abdeslam dans sa cavale.

Le quotidien flamand De Tijd, qui a révélé l’information, explique que parmi les autres noms se trouvent des personnes soupçonnées d’être parties combattre en Syrie.

Une première liste publiée en mai

Une première liste de deux noms avait été publiée en toute discrétion en mai. Ces deux personnes ont été citées dans le dossier de la cellule djihadiste démantelée à Verviers (sud de la Belgique) en janvier 2015 et sont soupçonnées d’être actuellement en Syrie.

La liste a été élaborée sur la base d’évaluations de l’Organe de coordination pour l’analyse de la menace (Ocam), après concertation avec les autorités judiciaires.

Selon l’arrêté, les personnes mentionnées « sont suspectées de commettre ou de tenter de commettre des infractions terroristes, de les faciliter ou d’y participer ».