Attentat à Saint-Etienne-du-Rouvray: Le pape François estime que «le monde est en guerre»

Terrorisme Le souverain pontife estime cependant que le conflit n’oppose pas des religions, mais des intérêts…

20 Minutes avec agence

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Le pape François répond aux journalistes dans l'avion qui l'emmène en Pologne, le 27 juillet 2016
Le pape François répond aux journalistes dans l'avion qui l'emmène en Pologne, le 27 juillet 2016 — FILIPPO MONTEFORTE POOL

Mercredi, dans l’avion qui l’emmenait à Cracovie (Pologne) où sont organisées les Journées mondiales de la jeunesse (JMJ), le pape François a estimé que « le monde est en guerre parce qu’il a perdu la paix » après l’attaque de l’église de Saint-Etienne-du-Rouvray (Seine-Maritime) où deux terroristes ont assassiné le père Jacques Hamel et grièvement blessé un paroissien, ce mardi.

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« La guerre, ce sont les autres qui la veulent… Compris ? »

Souhaitant éviter tout malentendu, le souverain pontife a rapidement précisé sa pensée, sur les conseils d’un proche. « Quand je parle de guerre, je parle sérieusement, il y a une guerre des intérêts, pour l’argent, pour les ressources de la nature, il y a des guerres pour la domination des peuples. Certains pourraient penser que je suis en train de parler de guerre de religions. Non ! Toutes les religions veulent la paix. C’est ce que nous voulons. La guerre, ce sont les autres qui la veulent… Compris ? », a ainsi ajouté le pape François.

« On répète le terme d’insécurité, mais le vrai terme est la guerre. Depuis longtemps le monde est en guerre fragmentée. La guerre qui était celle de 1914, puis de 39-45, et maintenant celle-ci », a ajouté le pape, qui utilise souvent le terme de « guerre fragmentée » ou « guerre en morceaux », pour décrire, semble-t-il, une guerre composée de différents événements et phénomènes violents à travers le monde.

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Il a remercié François Hollande

A la fin de cette intervention face aux journalistes effectuant le vol avec lui, le souverain pontife a remercié celles et ceux qui lui avaient présenté leurs condoléances après la mort de l’homme d’Eglise normand de 86 ans, qualifié de « prêtre saint » par le Saint-Père. Et « spécialement le président de la France, qui a voulu me joindre par téléphone, comme un frère… Je le remercie ».

« Ce saint prêtre qui est mort au moment où il offrait une prière pour toute l’Eglise » est la victime d’une « guerre fragmentée », a dit François aux journalistes voyageant avec lui depuis Rome.

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