Theresa May en visite à Belfast pour rassurer les Nord-Irlandais

ROYAUME-UNI La nouvelle Première ministre veut apaiser les habitants d'Irlande du Nord, qui ont voté contre le Brexit, notamment sur la frontière avec l'Irlande...

20 Minutes avec AFP

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La Première ministre Theresa May le 14 juillet 2016 à Londres
La Première ministre Theresa May le 14 juillet 2016 à Londres — Andrew Parsons POOL

Fin de la tournée d’union. La Première ministre britannique Theresa May se rend lundi à Belfast pour tenter de rassurer des Nord-Irlandais inquiets d'un possible retour des frontières et des contrôles douaniers avec l'Irlande voisine suite au vote du 23 juin en faveur d'une sortie de l'UE.

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Après l'Ecosse et le Pays de Galles, la dirigeante conservatrice parachève ainsi son tour des nations constitutives du Royaume-Uni, moins de deux semaines après avoir été investie à la tête de l'exécutif britannique en promettant de protéger «l'union» du royaume. A Belfast, elle rencontrera la Première ministre nord-irlandaise Arlene Foster, indique Downing Street dans un communiqué, soulignant que Theresa May entend associer le gouvernement nord-irlandais à la préparation de la mise en oeuvre du Brexit.

La question de la frontière irlandaise

«J'ai clairement indiqué que nous ferons de la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne un succès. Cela signifie que cela doit marcher aussi pour l'Irlande du Nord, y compris quant à sa relation à la frontière avec la république (d'Irlande)», membre de l'UE, a déclaré Theresa May dans le communiqué.

«La paix et la stabilité en Irlande du Nord seront toujours l'une des priorités de mon gouvernement», assure Theresa May dans le communiqué. L'Irlande du Nord, comme l'Ecosse et Londres, s'était prononcée majoritairement contre le Brexit lors du référendum.

Victoire du Brexit
Victoire du Brexit - Paz PIZARRO AFP

Depuis 1922, les habitants d'Irlande et du Royaume-Uni jouissent de la liberté de circulation entre les deux entités dans le cadre de la Zone commune de voyage qui prévoit des contrôles minimaux aux frontières. Mais nombre de Nord-Irlandais craignent qu'une sortie de l'UE ne se traduise par un retour des contrôles douaniers avec l'Irlande, qui pourrait pénaliser les échanges commerciaux entre les deux parties de l'île.

Le réveil de groupes nationalistes ?

La rupture avec l'Union européenne inquiète également les nationalistes nord-irlandais qui considèrent Bruxelles comme un contre-poids au gouvernement de Londres. Pendant la campagne référendaire, des militants pro-UE avaient prévenu qu'une sortie de l'UE pourrait provoquer un accès d'instabilité dans cette région où des groupes républicains dissidents sont toujours suspectés d'agir, près de 20 ans après l'«Accord du Vendredi saint».

Ce accord avait été conclu en 1998 pour mettre fin aux «troubles», terme employé pour qualifier le conflit entre partisans de l'union avec le Royaume-Uni et nationalises aspirant à l'union avec l'Irlande, qui a fait 3.500 morts entre 1969 et 1998.