Interpol rejoint la coalition internationale pour lutter contre Daesh

ETAT ISLAMIQUE L’organisation de coopération policière internationale aura un rôle de « catalyseur »…

20 Minutes avec AFP

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L'entrée du siège de l'organisation internationale de coopération policière Interpol à Lyon, le 6 mai 2010
L'entrée du siège de l'organisation internationale de coopération policière Interpol à Lyon, le 6 mai 2010 — Jean-Philippe Ksiazek AFP

La lutte contre le groupe Etat islamique (EI) s’intensifie.  Interpol a indiqué ce vendredi avoir rejoint la coalition internationale contre Daesh pour « endiguer le flot de combattants étrangers » et « stopper son financement ».

L’organisation de coopération policière internationale aura un rôle de « catalyseur » dans la dimension policière de la lutte contre l’EI, a déclaré son secrétaire général, Jürgen Stock, lors d’une réunion à Washington des ministres des Affaires étrangères et de la Défense de la coalition internationale, selon des propos rapportés dans un communiqué diffusé par l’organisation internationale basée à Lyon.

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« Un pont » entre la zone de conflit les services de police à l’étranger

« Partager (des informations) via Interpol, revient à étendre le périmètre de la sécurité nationale », a affirmé Jürgen Stock. « L’une des clés est de construire un pont entre la zone de conflit où est situé le cœur de Daesh et les services de police à l’étranger où Daesh radicalise et frappe ».

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Selon Jürgen Stock, la coopération entre Interpol et le Département de la Défense américain a ainsi permis de démanteler des réseaux de recrutement djihadistes et de localiser des « combattants terroristes étrangers » en transformant des informations déclassifiées en provenance des champs de bataille afghan ou irakien en « inestimables pistes d’enquête » à l’étranger.

Le secrétaire général de l’organisation policière a également précisé que des informations concernant plus de 7.500 combattants étrangers étaient déjà partagées par 60 Etats-membres via Interpol.