Météo: Kofi Annan plaide pour de meilleurs alertes dans les régions pauvres

MÉTÉO Le Prix Nobel de la paix appelle au soutien des services d’analyse météorologique des pays en développement…

20 Minutes avec agence

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Kofi Annan en Allemagne, le 18 mars 2014.
Kofi Annan en Allemagne, le 18 mars 2014. — REYNALDO PAGANELLI/SIPA

Pour Kofi Annan, secrétaire général des Nations unies de 1997 à 2006, les changements climatiques augmentent les risques que font courir les phénomènes météorologiques extrêmes à l’ensemble des populations.

Mais les régions les plus pauvres, qui sont souvent les plus exposées et les plus fragiles, ne bénéficient pas toujours de systèmes d’alerte suffisants.

« Leur permettre de se mettre à l’abri »

Dans une tribune publiée mardi dans Le Monde, celui qui a reçu le Prix Nobel de la paix en 2001 prend l’exemple de l’harmattan, un vent sec du Sahara qui est récemment devenu « plus violent et moins prévisible » et peut « mettre en danger les personnes vulnérables ».

« Nous devons faire en sorte que des prévisions météorologiques précises franchissent le « dernier kilomètre » et atteignent les populations qui se trouvent sur sa trajectoire afin de leur permettre de se mettre à l’abri », estime le Ghanéen.

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L’absence de prévisions

Pourtant, dans les pays à revenus faibles et intermédiaires, « les prévisions de sécheresses, d’inondations ou de températures extrêmes » ne sont que rarement disponibles faute d’outils, de formation ou de financements nécessaires.

« Nous devons soutenir les services météorologiques et climatiques des pays en développement de sorte qu' (…) ils puissent devenir des fournisseurs fiables d’informations et de connaissances à destination du public », conclut Kofi Annan.