Otan: Donald Trump pose des conditions pour aider un allié attaqué

MONDE Le candidat républicain poursuit dans sa rhétorique isolationniste...

20 Minutes avec AFP

— 

Le candidat républicain Donald Trump, le 2 février 2016.
Le candidat républicain Donald Trump, le 2 février 2016. — R.HERBERT/SIPA/AP

Un soutien américain à ses alliés de l’Otan en cas d’attaque ne serait pas automatique. C’est en substance, ce qu’a expliqué Donald Trump dans une interview au New York Times, mercredi. Cette vision isolationniste, qui semble remettre en cause le principe fondateur de l’alliance international, a été vivement critiquée par Hillary Clinton.

>> A lire aussi : «L'Amérique d'abord», la politique étrangère «du XIXe siècle» de Donald Trump

« S’ils ont bien respecté leurs obligations »

Alors que les pays baltes sont inquiets face à l’évolution de l’attitude russe, Trump a expliqué que, si la Russie les attaquait, il déciderait de faire intervenir les Etats-Unis seulement après avoir vérifié que ces pays « ont bien respecté leurs obligations vis-à-vis de nous. », sans préciser en quoi elles constituaient. Par le passé, il a critiqué les pays qui ne respectent pas l’engagement financier de contribuer 2 % de leur PIB à la défense.

Le président estonien a été le premier à réagir. « L’Estonie est un des cinq pays membres de l’Otan qui remplit l’engagement des dépenses pour la défense de 2 % de son PIB », a écrit le président Toomas Hendrik Ilves sur Twitter. « Nous sommes solidaires à égalité de tous les membres de l’Otan, indépendamment du fait de quel membre il s’agit. Cela les rend alliés »

Le tacle de Clinton

Ces propos, ont quant à eux estimé des membres de la campagne de sa rivale démocrate Hillary Clinton, montrent que Trump « est inapte et fondamentalement pas préparé à diriger notre pays ». « On peut facilement imaginer que Vladimir Poutine soutienne une victoire de Trump », a déclaré le conseiller en politique étrangère de Hillary Clinton, Jake Sullivan.

« Pas de leçon à donner » à la Turquie

Interrogé par ailleurs sur la Turquie, Donald Trump a refusé de se prononcer sur la répression qui fait suite à la tentative de putsch de vendredi dernier. « Je ne crois pas que nous ayons le droit de donner des leçons. Regardez ce qui se passe chez nous. Comment pouvons-nous donner des leçons alors que chez nous des gens tirent de sang-froid sur des policiers ? », a-t-il ajouté.