Syrie: Des rebelles filmés en train de décapiter un enfant à Alep

GUERRE Selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH), le jeune garçon n’aurait « pas plus de 13 ans »…

20 Minutes avec agence

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Le quartier de Sakhur, tenu par les rebelles à Alep, a été bombardé le 19 juillet 2016
Le quartier de Sakhur, tenu par les rebelles à Alep, a été bombardé le 19 juillet 2016 — THAER MOHAMMED AFP

Quand l’horreur de la guerre en Syrie déferle sur les réseaux sociaux. Mardi, une vidéo diffusée sur Twitter a montré des rebelles en train de décapiter un jeune garçon à Alep.

Accusé d’être membre d’un groupe allié du régime

Selon Rami Abdel Rahmane, directeur de l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH), une ONG basée à Londres, « le jeune garçon n’a pas plus de 13 ans, il a été capturé mardi dans la région d’Handarat, mais les faits ont eu lieu dans une zone d’Alep tenue par les rebelles, le quartier Al-Machad pour être précis ».

Sur la vidéo, les combattants crient d’ailleurs : « Nous ne laisserons personne à Handarat », localité située au nord d’Alep et théâtre d’affrontement entre les rebelles et les forces du régime syrien.

Dans une vidéo antérieure, l’enfant était assis à l’arrière d’un camion avec des combattants qui l’accusaient d’être un membre des brigades Al-Qods, un groupe palestinien se battant au côté du régime du président syrien Bachar al-Assad.

Le groupe islamiste Noureddine Zinki mis en cause

Amnesty International a déclaré dans un rapport publié en juillet que des rebelles islamistes et jihadistes actifs en Syrie étaient coupables de crimes de guerre, les accusant d’être responsables « d’une effrayante vague d’enlèvements, de tortures et d’exécutions sommaires ». L’organisation humanitaire a nommé dans ce rapport cinq groupes rebelles opérant dans le nord de la Syrie, parmi lesquels le groupe islamiste Noureddine Zinki.

Selon l’OSDH, les rebelles que l’on voit sur la vidéo montrant la décapitation d’un enfant sont des combattants de Noureddine Zinki.

Le groupe rebelle a publié un communiqué dans lequel il affirme que cette décapitation est « une erreur individuelle qui ne représente pas la politique générale du groupe ». « Les personnes qui ont commis cette infraction ont été arrêtées et remises » à une commission d’enquête, ajoute Noureddine Zinki.