Ex-Yougoslavie: Mort de Goran Hadzic, ancien chef politique des Serbes de Croatie

JUSTICE Accusé de crimes de guerre et contre l'humanité, Goran Hadzic était soupçonné d'être associé au massacre de Vukovar...

20 Minutes avec AFP

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Goran Hadzic, ancien chef politique des Serbes de Croatie, en 2011 au Tribunal pénal pour l'ex-Yougoslavie.
Goran Hadzic, ancien chef politique des Serbes de Croatie, en 2011 au Tribunal pénal pour l'ex-Yougoslavie. — Jerry Lampen/AP/SIPA

Il ne sera jamais jugé. L'ancien chef politique des Serbes de Croatie, Goran Hadzic, soupçonné de crimes de guerre et contre l'humanité lors des conflits en ex-Yougoslavie (1991-1995), est décédé ce mardi, a annoncé l'agence officielle serbe Tanjug.

Le nom d'Hadzic, âgé de 57 ans, est notamment associé au massacre de Vukovar, une des pages les plus noires de ces conflits intercommunautaires sanglants: 264 personnes avaient été abattues après s'être réfugiées dans un hôpital, au début de la guerre en novembre 1991.

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Mais il avait été libéré en avril 2015 en raison d'un cancer au cerveau, et le procureur du Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie (TPIY) avait demandé en mai la clôture officielle de son procès.

Il devait initialement répondre de 14 chefs d'accusation pour des crimes contre l'humanité et des crimes de guerre commis pendant la guerre de Croatie.

Outre Vukovar, il était accusé d'être responsable, en octobre 1991, du massacre de civils croates qui avaient été forcés de marcher dans un champ de mines à proximité de la ville de Lovas, dans l'est de la Croatie.

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Il était également soupçonné d'être impliqué dans la déportation de dizaines de milliers de Croates et autres non-Serbes, dans le but de créer un Etat serbe en Croatie.

Cet ancien «président» de la République serbe autoproclamée de Krajina, non reconnue par la communauté internationale, vivait depuis sa libération à Novi Sad, dans le nord de la Serbie.