Brésil: Un membre d'Al-Qaida spécialiste en faux papiers dans la nature, les Etats-Unis dans l'embarras

GUANTANAMO L’administration Obama est embarrassée par la disparition d’un ancien détenu de Guantanamo assigné à résidence en Uruguay...

20 Minutes avec AFP
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Rio de Janeiro (Brésil), le 5 juillet 2016. Des militaires participent à des exercices sur le futur village olympique de Rio.
Rio de Janeiro (Brésil), le 5 juillet 2016. Des militaires participent à des exercices sur le futur village olympique de Rio. — VANDERLEI ALMEIDA / AFP

Un ancien détenu de Guantanamo  est introuvable. L’administration Obama est embarrassée par la disparition d’un ancien détenu de la célèbre prison américaine assigné à résidence en Uruguay, qui alimente les peurs que les détenus libérés du camp de prisonniers reprennent les armes contre les Etats-Unis.

Spécialiste en faux papiers

Jihad Diyab [que la presse brésilienne appelait Ahmad Deyab dans les premiers temps], un Syrien de 44 ans transféré de Guantanamo en Uruguay par l’administration Obama a quitté le pays il y a quelques semaines, franchissant la frontière avec le Brésil en évitant les contrôles. Il est depuis introuvable.

« J’aurais préféré qu’il reste en Uruguay avec les cinq autres détenus » de Guantanamo transférés dans ce pays, a reconnu jeudi Lee Wolosky, l’envoyé spécial du département d’Etat pour la fermeture de Guantanamo, lors d’une audition à la Chambre des représentants, en réponse aux nombreuses critiques d’élus républicains.

Jihad Diyab est « un membre d’Al-Qaida » spécialiste en faux papiers, qui est « peut-être » maintenant en train d’aider au Brésil d’autres extrémistes, « peut-être de l’EI », à entrer aux Etats-Unis ou à viser les jeux Olympiques de Rio, a dénoncé par exemple Jeff Duncan, représentant républicain de Caroline du sud.

Environ 13 % des prisonniers libérés soupçonnés d’avoir repris le combat

L’administration Obama cherche à trouver d’ici la fin du mandat du président, en janvier prochain, un pays d’accueil pour les 29 des 79 détenus de Guantanamo dont elle a autorisé le transfert. Il ne resterait plus alors que 50 détenus jugés non libérables dans le camp de prisonniers dont Barack Obama avait promis la fermeture.

Mais la disparition de Jihad Diyab complique la donne politique pour le président américain, en relançant les inquiétudes sur le fait que certains des détenus transférés reprennent contact avec des réseaux extrémistes. Selon les statistiques de l’administration américaine, environ 13 % des prisonniers libérés depuis l’arrivée au pouvoir de Barack Obama ont repris ou sont soupçonnés d’avoir repris le combat.