La radioactivité dans le Pacifique quasi normale, cinq ans après Fukushima

ENVIRONNEMENT L’eau de mer destinée à refroidir les réacteurs avait charrié dans l’océan des matériaux nucléaires…

20 Minutes avec AFP

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Des ouvriers préparent des tuyaux pour la construction d'un "mur de glace" censé réduire la quantité d’eau contaminée s’échappant dans l’océan, le 9 juillet 2014 à la centrale nucléaire de Fukushima, au Japon
Des ouvriers préparent des tuyaux pour la construction d'un "mur de glace" censé réduire la quantité d’eau contaminée s’échappant dans l’océan, le 9 juillet 2014 à la centrale nucléaire de Fukushima, au Japon — Kimimasa Mayama Pool

Bonne nouvelle pour les défenseurs de l’environnement. Cinq ans après la catastrophe nucléaire de Fukushima au Japon, les niveaux de radioactivité à travers l’océan Pacifique sont en train de revenir rapidement à la normale, a révélé une étude publiée ce lundi.

Le 11 mars 2011, un séisme de magnitude 9 et un tsunami géant avaient dévasté la région du Tohoku (nord-est), faisant près de 19.000 morts et disparus. Le phénomène avait provoqué un grave accident nucléaire à la centrale de Fukushima, à l’origine d’une des plus importantes pollutions radioactives des océans jamais survenues.

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Des substances radioactives disséminées jusqu’aux côtes des Etats-Unis

Dans les jours qui ont suivi le drame, l’eau de mer destinée à refroidir les réacteurs avait charrié dans l’océan des matériaux nucléaires, ensuite dispersés par les courants. Cinq ans après, un rapport du Comité scientifique de recherche océanique, qui regroupe des experts internationaux, explique que les substances radioactives avaient été disséminées jusqu’aux côtes des Etats-Unis.

Toutefois, le croisement des données issues de vingt études sur la radioactivité engendrée par la centrale japonaise, a mis en lumière que les niveaux de radioactivité dans le Pacifique redescendaient rapidement, après avoir été des dizaines de millions de fois supérieurs à la normale juste après le désastre.

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« A titre d’exemple, en 2011, près de la moitié des échantillons de poissons dans les eaux côtières au large de Fukushima contenait des taux dangereux de matières radioactives », a expliqué Pere Masque, co-auteur de l’étude publiée par la Revue annuelle des sciences de la mer. « En 2015, ce nombre avait chuté à moins d’un pour cent au-dessus de la limite ».