Brexit: Le ministre de la Justice Michael Gove candidat à la succession de David Cameron

ROYAUME-UNI Le ministre de la Justice Michael Gove n'avait pourtant pas l'intention de se présenter à la succession de son ami David Cameron...

W.P. avec AFP
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Michael Gove, au 10 Downing Street. Bientôt en tant que Premier ministre?
Michael Gove, au 10 Downing Street. Bientôt en tant que Premier ministre? — Matt Dunham/AP/SIPA

Une Boris Johnson inversée. Voilà comment qualifier la candidature du ministre de la justice, Michael Gove, à la succession de David Cameron. Contrairement à Boris Johnson, cet autre artisan de la victoire du Brexit a martelé à moult reprises que la fonction de Premier ministre ne l’intéressait pas. Et, contrairement à l’ancien maire de Londres, Michael Gove a finalement décidé d’annoncer sa candidature.

« A regret, je suis arrivé à la conclusion que Boris [Johnson] ne peut pas assumer le leadership ou construire une équipe pour la tâche qui nous attend », négocier la sortie du pays de l’Union européenne, a-t-il déclaré peu avant le bouclage des candidatures pour la direction du parti conservateur. Et d’ajouter que « j’ai dit à plusieurs reprises que je ne voulais pas devenir Premier ministre (…) Mais les événements survenus depuis jeudi dernier pèsent lourdement dans la balance. »

Une organisation « figée dans le passé »

Intellectuel néo-conservateur, fin stratège et ami de David Cameron, Michael Gove s’est fait remarquer en tant que membre du « gang des six », nom donné aux six ministres s’étant opposés au Premier ministre britannique sur la question du référendum pour l’Union Européenne. De son propre aveu, la décision de rejoindre les rangs des pro-Brexit a été « l’une des plus difficiles » de sa « vie politique », et la rupture avec David Cameron, « une souffrance. »

Lors de sa profession de foi en faveur d’une sortie du bloc des 28, il justifiait son positionnement, clamant que le Royaume-Uni serait « plus libre, plus juste et plus fort en dehors de l’UE. L’Union européenne, malgré l’indubitable idéalisme de ses fondateurs et les bonnes intentions de nombreux de ses dirigeants, s’est révélée un échec à plusieurs niveaux », écrivait-il alors, en décrivant une organisation « figée dans le passé ».