Attentat d'Istanbul: Tué alors qu'il tentait de rapatrier son fils djihadiste

TURQUIE Le chef du service de pédiatrie à l’hôpital militaire de Tunis était, selon certains médias, en Turquie depuis des semaines afin de tenter d’obtenir le rapatriement de son fils...

M.C. avec AFP
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Un policier turc oriente les passagers après un attentat survenu à l'aéroport d'Istanbul, le 28 juin 2016.
Un policier turc oriente les passagers après un attentat survenu à l'aéroport d'Istanbul, le 28 juin 2016. — OZAN KOSE / AFP

La révélation a suscité beaucoup d’émotion sur les réseaux sociaux. Un Tunisien décédé mardi dans l’attentat  d’Istanbul se trouvait en Turquie pour tenter d’obtenir le rapatriement de son fils, incarcéré après avoir rejoint un temps Daesh en Syrie, ont indiqué mercredi des médias tunisiens.

Le directeur général des Affaires consulaires au ministère des Affaires étrangères, Fayçal Ben Mustapha, a indiqué que le fils de cette victime tunisienne « s’était rendu en Irak puis en Syrie et se trouve en détention en Turquie ». « On ne sait pas précisément ce qu’il a fait » dans ces deux pays, a-t-il ajouté, en relevant que le consulat de Tunisie à Istanbul était en contact « avec la famille Bayoudh depuis décembre ».


Il s’était rendu à l’aéroport Atatürk pour accueillir son épouse

Plusieurs radios et sites d’information tunisiens ont affirmé que Fathi Bayoudh, chef du service de pédiatrie à l’hôpital militaire de Tunis, tué dans l’attentat, était en Turquie depuis des semaines afin de tenter d’obtenir le rapatriement de son fils, avec l’aide du consulat tunisien.

Selon la radio privée Mosaïque FM, qui cite une source au ministère des Affaires étrangères, ce dernier revenait d’un séjour en Syrie auprès de Daesh. Une source ministérielle, sous couvert d’anonymat, a de son côté déclaré que le père de famille, après de longs mois de plaidoyers, avait obtenu de son fils qu’il accepte de rentrer en Tunisie.

« Depuis deux mois », Fathi Bayoudh faisait ainsi « de fréquents aller-retours » en Turquie afin de concrétiser ce projet de retour, a-t-elle ajouté. Mardi soir, il s’était rendu à l’aéroport Atatürk pour accueillir son épouse, a par ailleurs indiqué un responsable du ministère de la Défense. Mercredi, les réseaux sociaux rendaient hommage au médecin :


Au moins 41 personnes, dont 13 étrangers, sont mortes mardi soir dans un triple attentat-suicide à l’aéroport international Atatürk d’Istanbul. En l’absence de revendication,les autorités turques soupçonnent prioritairement Daesh d’être derrière ces attaques.