VIDEO. Qui a dit: «Pour l'amour du ciel, mon vieux, partez!»

BREXIT Après la victoire du camp pro-Brexit au référendum du 23 juin dernier, les deux principaux partis politiques britanniques sont au bord de l'implosion...

L.C.

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Le Premier ministre britannique David Cameron, le 29 juin 2019 au Parlement à Londres (Royaume-Uni).
Le Premier ministre britannique David Cameron, le 29 juin 2019 au Parlement à Londres (Royaume-Uni). — AP/SIPA

La victoire du camp pro-Brexit au référendum du 23 juin dernier a déclenché un cataclysme dans la vie politique britannique. Et un franc-parler agressif, pas si commun que cela dans la bouche de nos voisins au flegme so british.

Jeremy Corbyn, leader du parti travailliste, est très critiqué au sein de son propre camp, qui lui reproche d'avoir mené une campagne trop molle en faveur du remain (pour «rester» dans l'Union européenne). Mardi, il a perdu un vote de confiance de ses députés, après avoir perdu le soutien des deux tiers de son cabinet fantôme. Mais ce vote n'est pas contraignant et Jeremy Corbyn refuse obstinément de céder à ce «coup d'État de couloir», affirmant mardi soir qu'il ne «trahirait» pas la confiance des adhérents du parti qui l'ont largement élu en septembre.

Ce mercredi, ses deux prédécesseurs à la tête du parti l'ont également encouragé à jeter l'éponge. «Sa position est intenable», a estimé Ed Miliband. «Je pense qu'il va partir», a ajouté Gordon Brown, ex-Premier ministre. Et voilà que le sexagénaire se fait tancer par son adversaire conservateur, le Premier ministre David Cameron. «Pour l'amour du ciel, mon vieux, partez !», lui a-t-il lancé ce mercredi, au nom de «l'intérêt national», à la Chambre des Communes à Londres.