Le Royaume-Uni devra «payer le prix» pour rester dans le marché unique, affirme Hollande

BREXIT Pour François Hollande, respecter le vote des Britanniques c’est aussi en « comprendre bien les conséquences »…

20 Minutes avec AFP
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Le président français François Hollande au sommet européen à 27 après le vote du Royaume-Uni pour sa sortie de l'UE
Le président français François Hollande au sommet européen à 27 après le vote du Royaume-Uni pour sa sortie de l'UE — STEPHANE DE SAKUTIN / AFP

Le divorce entre le Royaume-Uni et ses partenaires européens ne sera pas sans conséquence, notamment financières. Le Royaume-Uni devra « payer le prix » s’il veut rester dans le marché unique européen, a estimé mardi le président français François Hollande à l’issue de discussions sur le Brexit lors du premier sommet de l’UE à 27 à Bruxelles.

« Quatre libertés ou aucune »

« S’il veut rester dans le marché unique, il faudra qu’il en paie le prix dans tous les sens du terme, y compris avec la liberté de circulation », a expliqué le président devant des journalistes.

« On ne peut pas avoir la liberté des capitaux, la liberté des marchandises, la liberté des services et puis dire "pour les personnes, restez chez vous". Non, ça ne marche pas comme ça, c’est les quatre libertés ou aucune », a martelé François Hollande.

Le Premier ministre britannique David Cameron avait présenté un peu plus tôt, au cour d’un dîner, la situation de son pays après le référendum en faveur d’une sortie du Royaume-Uni de l’Union.

« Comprendre les conséquences »

Pour François Hollande, respecter le vote des Britanniques c’est aussi en « comprendre bien les conséquences ».

« Le risque est que le Royaume-Uni puisse connaître un affaiblissement très sérieux de sa croissance en 2017 et que cette faible croissance au Royaume-Uni puisse avoir des impacts sur les échanges et l’activité en Europe », s’est inquiété le président, tout en assurant que l’ UE était en mesure d’éviter un impact négatif sur sa propre croissance.

La situation « peut valoir expérience et leçon », a encore averti François Hollande, quand, avec le recul, les Européens pourront savoir s’il vaut mieux « être à l’intérieur ou à l’extérieur ».