Brexit: Non, il n'y aura pas de deuxième référendum, affirme David Lidington

ROYAUME-UNI L’idée d’un nouveau référendum avait été avancée par le chef du parti au pouvoir en Pologne Jaroslaw Kaczynski...

C. A. avec AFP

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Des Anglais abasourdis après la victoire du Brexit, le 24 juin 2016.
Des Anglais abasourdis après la victoire du Brexit, le 24 juin 2016. — JUSTIN TALLIS / AFP

Il n'y aura pas de deuxième référendum sur le Brexit, a affirmé le ministre britannique des Affaires européennes David Lidington dans une interview parue mardi dans le quotidien conservateur polonais Rzeczpospolita.

« En démocratie, il faut respecter les résultats des consultations », a-t-il martelé.

L’idée d’un nouveau référendum avait été avancée la veille par le chef du parti au pouvoir en Pologne Jaroslaw Kaczynski.

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Le chef du parti au pouvoir en Pologne pour un deuxième référendum

« Je ne pense pas que cela soit correct (répéter le référendum). En démocratie, il faut respecter les résultats des élections et s’y soumettre », a déclaré David Lidington, qui a participé lundi à Varsovie à une rencontre de ministres des Affaires étrangères et hauts responsables de dix pays de l’UE organisée à l’initiative du chef de la diplomatie polonaise.

Lidington a aussi souligné que « la participation au référendum a été très forte, plus de 72 % des électeurs, soit plus qu’aux dernières élections parlementaires ».

Lundi, le chef du parti Droit et Justice (PiS, conservateur) au pouvoir en Pologne Jaroslaw Kaczynski, a souhaité une deuxième consultation. « Notre conception, celle pour aujourd’hui, pas pour l’avenir, prévoit des efforts pour que la Grande-Bretagne retourne dans l’Union, pour qu’il y ait un deuxième référendum. Une telle tendance existe en Grande-Bretagne », a dit Kaczynski à des journalistes à Bialystok, selon l’agence PAP.

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L'éclatement du Royaume-Uni serait "une tragédie"

Interrogé sur la sortie de l’Ecosse du Royaume Uni, Lidington a déclaré que l’éclatement du Royaume Uni « serait une tragédie ». « La sortie de l’Ecosse pourrait avoir des conséquences économiques graves » et « son adhésion rapide à l’UE » n’est pas garantie.

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La Première ministre écossaise « se trompe » aussi en pensant que le parlement écossais dispose d’un droit de veto sur le vote du 23 juin, a encore déclaré Lidington.

La Première ministre écossaise et patronne du Parti nationaliste écossais (SNP) Nicola Sturgeon a suggéré que le parlement écossais avait le droit de veto pour rejeter les résultats du référendum.