EN DIRECT. Brexit: Didier Seeuws nommé pour négocier la sortie du Royaume-Uni de l'UE

LIVE Au lendemain du choix des Britanniques de quitter l'Union européenne, suivez en direct les réactions et les conséquences de cette décision historique...

M.B.
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Le Belge Didier Seeuws le 25 juin 2016.
Le Belge Didier Seeuws le 25 juin 2016. — AFP

L'ESSENTIEL

  • 51,9% des électeurs britanniques ont voté en faveur du Brexit
  • Les places boursières mondiales ont terminé la séance en déroute vendredi 
  • Les six membres fondateurs de l'UE sont réunis en urgence à Berlin
  • François Hollande va consulter les dirigeants politiques français cet après-midi

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23h: Ce live est terminé

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17h59: Jeremy Corbyn et le Labour rattrapés par l'onde de choc du Brexit

Si le parti conservateur britannique est en première ligne, l'opposition travailliste et son leader fragilisé Jeremy Corbyn étaient également rattrapés ce samedi par l'onde de choc duBrexit. Le vétéran de l'aile gauche du Labour, qui a pris le pouvoir à la surprise générale l'été dernier, a déçu beaucoup de monde par sa mollesse lors de la campagne. La fronde est menée par deux députées qui vont déposer, lundi, une motion de défiance qui, si elle est acceptée, pourrait remettre en cause sa position de leader.

19h30: Donald Trump chahuté en Ecosse

La visite du candidat républicain à la Maison Blanche Donald Trump dans un de ses golfs sur la côte est de l'Ecosse a été perturbée ce samedi par des manifestants qui ont brandi des pancartes «Trump aime la haine» et ont envahi le parcours

17h56: La sortie des britanniques doit être «la plus rapide possible», insiste Lagarde (UDI)

Le patron des centristes de l'UDI, Jean-Christophe Lagarde, a jugé ce samedi que la sortie du Royaume-Uni de l'UE devait être «rapide». «Les Britanniques ont choisi de quitter l'UE, ils doivent le faire vite, ils doivent le faire clairement», a-t-il déclaré à l'issue d'un entretien à l'Elysée avec François Hollande au sujet du Brexit. Pour Lagarde, les négociations doivent se faire «à 27 face à un», et être «transparentes», en y associant le Parlement, «parce que l'Europe souffre aussi d'un déficit de démocratie».

17h36: Pour Lagerfeld, le Brexit est «une mauvaise décision»

«Je ne pense pas que c'était une bonne idée», a déclaré ce samedi le couturier allemand Karl Lagerfeld. «D'autant plus qu'il faut voir qui a voté : c'était les gens des campagnes profondes et tout, les grandes villes ne voulaient pas ça». «Moi je suis Européen, je ne suis pas Allemand, je ne suis pas Français, je ne suis rien», a-t-il lancé.

17h10: Le Belge Didier Seeuws nommé par l'UE pour négocier le Brexit

Le diplomate belge Didier Seeuws a été nommé par l'Union européenne à la tête de la «Brexit Task Force», chargée de négocier la procédure de sortie du Royaume-Uni de l'UE. Agé de 50 ans, Seeuws était jusqu'alors directeur des départements Transport, Télécommunications et Energie du Conseil européen. 

16h50: Marine Le Pen réclame un référendum, fin de non recevoir de Hollande

Consultée par le chef de l'Etat sur le Brexit comme les autres responsables de partis représentés au Parlement, la patronne du FN a déploré être venue à l'Elysée pour «entendre qu'il ne sera tenu compte d'aucun des signaux lancés pourtant depuis déjà de nombreuses années» par les Européens et le peuple français.

16h: Un rassemblement pro-UE prévu mardi 28 juin 2016 à Londres 

 

15h40: Sarkozy veut que la France prenne une «initiative très forte»

Le président des Républicains a jugé «vital» que la France prenne «une initiative très forte» en faveur d'un nouveau traité européen, à sa sortie d'un entretien avec François Hollande. Nicolas Sarkozy était le deuxième interlocuteur du chef de l'Etat, qui reçoit samedi les leaders des formations politiques représentées au Parlement, pour les consulter sur la réponse française au Brexit.

Pour le président des Républicains, un nouveau traité serait nécessaire «pour que l'ensemble des peuples d'Europe comprennent qu'ils ont été entendus». «L'Europe est aujourd'hui face à une crise d'une très grande ampleur, qui n'est pas la question de nos rapports avec les Anglais, mais qui est la question de la nature de l'Europe à 27», a-t-il observé. «Il n'y a plus de Schengen, il n'y a plus de frontières garanties, (...) la zone euro fonctionne très mal, les compétences de l'Europe sont trop nombreuses», a fait encore valoir Nicolas Sarkozy.

 

 

15h15: L'Europe doit offrir une «perspective» face aux populismes, dit Hollande

François Hollande a estimé que l'UE doit pouvoir offrir une «perspective aux peuples» face aux populismes qui «sont à l'oeuvre», à l'occasion du départ du Royaume-Uni de l'UE. «C'est toujours plus facile de défaire que de faire et ça prend moins de temps, mais les conséquences - elles - sont extrêmement graves», a souligné le chef de l'Etat. «Ce que nous traversons comme situation, comme épreuve, doit nous mettre en capacité de pouvoir donner les réponses qui sont attendues avec la force nécessaire et avec aussi l'espoir que nous devons donner à la jeunesse», a poursuivi le président français.

15h00: Pour Macron, le Brexit est «l'échec» du gouvernement britannique

Emmanuel Macron a estimé que le Brexit était avant tout «l'échec» du gouvernement britannique de David Cameron et regretté que les autres pays de l'Union européenne aient laissé Londres «prendre en otage» le projet européen.

Le ministre de l'Économie, qui s'exprimait lors d'un débat à Sciences Po, a rappelé que «beaucoup de concessions» avaient été faites en février par la Commission européenne à M. Cameron, pour lui permettre de convaincre ses électeurs de rester dans l'Europe.

Les dirigeants européens avaient accordé en février un «statut spécial» à la Grande-Bretagne, lui permettant d'échapper à l'engagement vers une «Union toujours plus étroite», l'un des piliers de la construction européenne, et lui permettant de réduire les aides sociales aux migrants. Les Britanniques ont donc «voté contre une Union européenne ultralibérale qu'ils avaient largement promue», a souligné M. Macron.

14h30: Juncker «prêt» à envisager un nouveau commissaire britannique

Le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker s'est dit «prêt» à envisager de reprendre un nouveau commissaire britannique dans son équipe après la démission samedi de Jonathan Hill, le représentant du Royaume-Uni au sein de l'exécutif européen.

13h15: L'Ecosse veut discuter avec Bruxelles pour «protéger sa place dans l'UE»

Le gouvernement écossais réclame des «discussions immédiates» avec Bruxelles pour «protéger sa place dans l'Union européenne» après la sortie du Royaume-Uni, a déclaré samedi la Premier ministre Nicola Sturgeon, à l'issue d'une réunion d'urgence à Edimbourg. L'exécutif écossais va également se pencher dès à présent sur un cadre législatif permettant l'éventuelle tenue d'un deuxième référendum sur l'indépendance de cette région semi-autonome du Royaume-Uni, a ajouté Mme Sturgeon.

12h30: La France veut un nouveau Premier ministre britannique rapidement

Le ministre français des Affaires étrangères Jean-Marc Ayrault a appelé samedi à Berlin à ce qu'un nouveau Premier ministre britannique soit désigné au plus vite pour remplacer David Cameron après la victoire du Brexit.

«Il faut désigner un nouveau Premier ministre, cela prendra quelques jours», a-t-il dit après une rencontre avec ses homologues des cinq autres Etats fondateurs de l'Union européenne (Allemagne, Italie, Belgique, Pays-Bas, Luxembourg), sans autre précision.

11h45: Un million de Britanniques réclament un nouveau référendum sur l'UE

Une pétition en ligne adressée au Parlement britannique et réclamant l'organisation d'un deuxième référendum dans la foulée du vote qui a sorti la Grande-Bretagne de l'UE a dépassé samedi le million de signataires. 

11h00: «L'Europe est une maison commune: elle brûle»

Les éditorialistes de la presse française appellent samedi les Etats membres de l'Union européenne à une réaction énergique pour sauver l'UE après le grave revers que constitue la décision des Britanniques de la quitter.

«L'UE encaisse un revers de proportion historique», reconnaît comme ses confrères Jérôme Fenoglio, du Monde. «L'Europe est une maison commune: elle brûle. Ses dirigeants ont donc rendez-vous avec l'Histoire. La réaction doit être à la hauteur de l'événement. On attend les actes», assène Laurent Joffrin dans Libération.

Mais pour sauver l'UE, «il faut être prêt à tout revoir: la méthode, les objectifs et les participants», prévient dans Le FigaroPhilippe Gélie, pour qui le départ du Royaume-Uni de l'UE «n'est pas la fin du monde, mais la fin de l'Europe telle que nous la connaissions.» «L'Union européenne ne sera plus la même désormais», renchérit François Régis Hutin, de Ouest-France. Et désormais pour lui, «il est urgent qu'un sursaut permette à l'Union de se remettre en marche.»

«Devenu boiteux, ce modèle d'Europe politique prend une gifle magistrale», constate Didier Rose, des Dernières Nouvelles d'Alsace. «C'est dur. Et peut-être salvateur», ajoute-t-il. Car pour lui «l'idéal européen est en mesure de survivre au Brexit. À condition de ne pas s'enferrer dans les mêmes erreurs». A condition «d'avoir un peu de courage et d'oser reconnaître que l'Europe a besoin d'une refondation politique pour se prémunir d'une dislocation mortelle», avertit Hervé Chabaud, de l'Union/L'Ardennais.

10h40: Le Brexit n'est pas un «divorce à l'amiable», prévient Juncker

La sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne ne se passera pas comme un «divorce à l'amiable», a mis en garde le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker en reclamant que Londres dépose «immédiatement» sa demande de quitter l'UE. «Je ne comprends pas pourquoi le gouvernement britannique a besoin d'attendre jusqu'au mois d'octobre pour décider si oui ou non il envoie la lettre de divorce à Bruxelles. J'aimerais l'avoir immédiatement», a-t-il insisté à l'antenne de la télévision allemande ARD vendredi soir

Le Premier ministre britannique David Cameron a annoncé vendredi, après la victoire du Brexit au référendum, qu'il quitterait ses fonctions en octobre et qu'il laisserait à son successeur le soin de négocier la sortie de l'UE de son pays. Un des favoris à sa succession, l'ex-maire de Londres Boris Johnson, a assuré de son côté que le départ britannique devait se faire «sans précipitation», laissant entendre que les autorités allaient faire traîner les choses le plus longtemps possible. Le président du Parlement européen, Martin Schulz, a jugé «scandaleux» le choix de David Cameron ne ne quitter son poste qu'en octobre, estimant qu'il prenait «tout le continent (européen) en otage».

10h30: La Banque de France confiante pour la croissance française

Le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau, s'est montré confiant samedi pour la croissance française malgré la décision des électeurs britanniques du quitter l'Union Européenne. «Il n'y a pas aujourd'hui, si on regarde l'économie française, de menace de rechute pour les prochains trimestres», a assuré François Villeroy de Galhau sur France Inter.

«L'Insee a confirmé hier (vendredi) les chiffres de croissance au premier trimestre à +0,6%, qui est un chiffre élevé sur un trimestre, avec une composante forte d'investissements des entreprises», s'est-il félicité, y voyant «une bonne nouvelle». La Banque de France a dévoilé début juin une prévision de croissance pour l'ensemble de l'année 2016 d'au moins +1,4%, a rappelé M. Villeroy de Galhau. «Aujourd'hui je peux confirmer cette prévision, même après le Brexit».

10h10: Le Brexit soulève «une interrogation pour toute la planète»

François Hollande a jugé que le Brexit soulevait «une interrogation pour toute la planète», plaidant pour une sortie «en bon ordre» de la Grande-Bretagne de l'Union européenne.

Rappelant qu'il a «profondément déploré le vote britannique» même s'il «le respecte parce que c'est la démocratie», François Hollande a toutefois appelé une nouvelle fois à «en tirer toutes les conclusions et les conséquences».

10h00: «On ne laissera personne nous prendre notre Europe»

C'est un cri du coeur.  Le ministre allemand des Affaires étrangères Frank-Walter Steinmeier a déclaré samedi que les six membres fondateurs de l'UE réunis à Berlin ne se laisseraient pas «prendre (leur) Europe», tandis que la pression s'accroît sur Londres pour accélérer le Brexit.

«Je suis sûr que ces Etats vont envoyer comme message qu'on ne laissera personne nous prendre notre Europe, ce projet de paix et de stabilité», a-t-il dit avant sa rencontre avec ses homologues Jean-Marc Ayrault (France), Bert Koenders (Pays-Bas), Paolo Gentiloni (Italie), Didier Reynders (Belgique) et Jean Asselborn (Luxembourg).

9h30: François Hollande en mode consultation 

Journée marathon pour François Hollande. Alors qu'il reçoit en début de matinée le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon avant de s'envoler pour un saut de puce à Colmar où il s'exprimera devant le Congrès de l'Union nationale des associations familiales (Unaf), il entamera à 14H00 le marathon de ses rencontres avec les dirigeants politiques français qui se succèderont toutes les demi-heures dans son bureau, comme cela avait été le cas après les attentats de janvier et novembre 2015.

Le premier secrétaire du PS, Jean-Christophe Cambadélis ouvrira le bal, suivi de Nicolas Sarkozy (Les Républicains), Jean-Luc Mélenchon (Parti de Gauche), Marine Le Pen (Front national), Jean-Christophe Lagarde (UDI), Sylvia Pinel (Radicaux de gauche), David Cormand (EELV), Pierre Laurent (PCF) et Nicolas Dupont-Aignan (Debout la France). François Bayrou pour le MoDem refermera cette série de rencontres à 18H30.

9h15: La presse britannique aussi divisée que le pays après le «séisme»

A l'image d'un pays déchiré, la presse britannique était divisée samedi sur le «séisme du Brexit», certains journaux se réjouissant de la «naissance d'une nouvelle Grande-Bretagne» quand d'autres, assommés, s'exclamaient «Que diable va-t-il se passer maintenant?»

«Chapeau, la Grande-Bretagne!», titrait en énormes lettres le Daily Mail, un tabloîd qui a mené une campagne virulente contre l'Europe. «Voici le jour où le peuple silencieux de Grande-Bretagne s'est élevé contre l'élite méprisante de Bruxelles et une classe politique arrogante et déconnectée».

Le Daily Express saluait «une victoire glorieuse» tandis que Daily Telegraph, autre journal pro-Brexit, saluait la «naissance d'une nouvelle Grande-Bretagne». «On se rappelera du 23 juin 2016 comme du jour où les Britanniques ont voté pour reprendre le contrôle de leur pays».

Du côté des pro-Europe, le Times titrait sobrement sur le «séisme du Brexit».

Le tabloïd Daily Mirror adoptait un ton plus sombre, demandant en première page: «que diable va-t-il se passer maintenant?».

 

9h05: Boris Johnson, le vainqueur de ce référendum

Ce matin, The Independant titre «Bienvenue sur l'île de Boris». L'ancien maire de Londres qui a fait campagne pour le Brexit et l'un des principaux gagnants de ce référendum. Il fait parti des favoris pour remplacer David Cameron qui quittera son poste de Premier ministre dans trois mois.

 

9h00: Bonjour et bienvenue dans ce live

Au lendemain de la décision historique des Britanniques de quitter l'Union européenne, les réactions vont se multiplier. Suivez les en direct et retrouvez au cours de la journée les reportages de notre envoyée spéciale Laure Cometti @la_comete.