VIDEO. Alerte à la bombe à Bruxelles: Le suspect avoue avoir tout inventé

BELGIQUE Arrêté, l'homme portait une ceinture d'explosifs factice...

Clémence Apetogbor

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Une alerte à la bombe a été déclenchée mardi matin dans un centre commercial du centre de Bruxelles
Une alerte à la bombe a été déclenchée mardi matin dans un centre commercial du centre de Bruxelles — SEPPE KNAPEN / Belga / AFP

Nouvelle frayeur à Bruxelles. Une alerte à la bombe a été déclenchée ce mardi matin dans le centre commercial City 2, au cœur de la capitale belge, ravivant le spectre des attentats du 22 mars. Fort heureusement, un homme rapidement arrêté a avoué avoir tout inventé, a annoncé le parquet bruxellois.

Ce suspect, âgé de 26 ans et identifié par les initiales « J.B. », a lui-même contacté la police vers 5h30 (3h30 GMT), affirmant avoir été enlevé et déposé à proximité du grand centre commercial City 2 « avec une ceinture d’explosifs qui devait être déclenchée à distance par une tierce personne ». Interpellé sur place, il a été entendu par les enquêteurs tandis que les démineurs constataient que la ceinture qu’il portait était factice et qu’elle « contenait du sel et des biscuits ».

Le métro en parti fermé

En raison de cette alerte, plusieurs accès du métro situé sous le centre commercial ont néanmoins été bloqués et de nombreux militaires armés étaient visibles dans la zone, a rapporté un journaliste de l’AFP.

Le Premier ministre Charles Michel a tenu ce mardi matin une réunion d’urgence, ont précisé les médias belges. « Pour l’instant, la situation est sous contrôle », a affirmé le Premier ministre Charles Michel en quittant le centre de crise où avait lieu une réunion du conseil national de sécurité, indique DH. « Les services de sécurité restent extrêmement vigilants », a-t-il précisé.

Perquisition au domicile de la mère du suspect

Dans l’après-midi, le suspect a été entendu par les enquêteurs, qui se sont également rendus au domicile de sa mère. « Cette visite domiciliaire a permis de découvrir des restes du matériel ayant servi à la fabrication de ladite ceinture factice. Confronté à cet élément d’enquête, le suspect est passé aux aveux », a précisé le parquet.

Quant à l’auteur des fausses déclarations, il va faire l’objet d’une enquête d’un juge d’instruction, saisi par le parquet du chef de fausse information concernant le danger d'« un attentat ». Le parquet avait indiqué plus tôt qu’il était « connu de la justice pour divers faits, y compris certains liés à des problèmes psychiatriques ». Il a requis son placement en détention provisoire et une expertise psychiatrique.