Attentat d'Orlando: Le FBI publie une partie des conversations entre Mateen et la police

TERRORISME Un certain nombre d’extraits des appels téléphoniques entre le tueur et la police d’Orlando ont été rendus publics…

H. B.
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Photo non datée d'Omar Mateen, auteur de l'attaque terroriste contre une boîte de nuit gay à Orlando, le 12 juin 2016.
Photo non datée d'Omar Mateen, auteur de l'attaque terroriste contre une boîte de nuit gay à Orlando, le 12 juin 2016. — AFP

Le FBI l’avait annoncé ce dimanche. Les autorités américaines ont dévoilé ce lundi la transcription d’une partie des conversations entre la police et Omar Mateen, l’homme qui a ouvert le feu la semaine dernière dans une boîte gay d’Orlando, tuant 49 personnes et blessant 53 autres. Une partie de l’appel téléphonique passé par le terroriste au 911 (appel d’urgence) a également été rendu public.

Vers 2h35 du matin, soit près d’une demi-heure après le début de la fusillade, Omar Mateen engage la conversation avec un agent du 911. D’emblée, il se présente comme un l’auteur de la tuerie « qui a prêté allégeance ». Il loue également Allah et le Prophète à plusieurs reprises. L’appel ne dure que 50 secondes

S’ensuivent trois autres appels entre Omar Mateen et les négociateurs de la police, de 9 minutes, 16 minutes et 3 minutes.

Des ceintures d’explosifs

A 2h48, le terroriste se présente au téléphone comme « un soldat de l’islam » et demande aux Etats-Unis de « cesser les bombardements en Syrie et en Irak ».

Il explique ensuite aux policiers qu’il a piégé une voiture stationnée à proximité de la discothèque qu’il n’hésitera pas à faire sauter si les forces de l’ordre s’approchent. Omar Mateen affirme également à plusieurs reprises être en possession de plusieurs ceintures explosives. L’enquête prouvera par la suite qu’il n’en possédait pas.


Pour John Mina, le chef de la police d’Orlando, la diffusion de cette transcription montre que les policiers n’ont pas été inactifs. « Une idée fausse circulait comme quoi nous n’avions rien fait pendant trois heures. Je veux simplement clarifier la situation et dire que ce n’est pas le cas. »