Meurtre de Jo Cox: Le suspect souffrirait de troubles mentaux et serait proche des néonazis

GRANDE-BRETAGNE Le principal suspect, âgé de 52 ans, avait des antécédents de troubles mentaux et aurait des liens avec la mouvance néonazie…

20 Minutes avec AFP

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Hommage à la députée Jo Cox, le 17 juin à Londres.
Hommage à la députée Jo Cox, le 17 juin à Londres. — Ray Tang/LNP/Shuttersto/SIPA

Le meurtrier présumé de la députée britannique Jo Cox présente un profil inquiétant. Si cet homme de 52 ans, toujours en garde à vue, est décrit par ses voisins comme « solitaire » et poli, il est soupçonné de liens avec des néonazis et a souffert de « troubles mentaux ». Les médias britanniques l’ont rapidement identifié comme étant Thomas Mair, un homme solitaire qui habite la petite ville Birtsall depuis 40 ans et qui aurait crié « Britain first » (Le Royaume-Uni d’abord) en s’en prenant à la députée.

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« Il était très discret, renfermé. Il était poli, ne buvait pas, ne prenait pas de drogues », a assuré à l’AFP son voisin de HLM Stephen Lees, la quarantaine, assis devant le club de sport local. Il était « un solitaire mais je ne peux pas dire qu’il n’était pas sympathique », a déclaré un autre voisin, David Pickles, dans plusieurs journaux.

« Mon frère n’est pas violent »

Une description qui contraste avec l’attaque sauvage dont a été victime Jo Cox. Selon des témoins, son agresseur lui a tiré dessus trois fois avant de la poignarder à plusieurs reprises alors qu’elle gisait en sang sur le sol. « Je ne comprends pas, vraiment je ne comprends pas », a déclaré au quotidien Daily Mail sa mère, Mary âgée de 69 ans.

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Son frère a aussi fait part de son effarement. « J’ai toujours du mal à y croire. Mon frère n’est pas violent et n’est pas du tout politisé. Il a des antécédents de troubles mentaux mais il s’est fait aider », a dit au Sun Scott Mair. Le suspect avait lui-même évoqué ses problèmes mentaux lors d’une interview accordée en 2010 à son journal local, le Huddersfield Examiner.

Il souffrait de maladie mentale

Le journal expliquait qu’il était devenu un bénévole au parc de Oakwell Ball de Birstall après avoir été traité au centre Pathways d’accueil de jour pour adultes souffrant de maladie mentale de Mirfield. « Je peux dire sincèrement que ça m’a fait plus de bien que toutes les psychothérapies et les médicaments du monde », avait-il alors déclaré.

Concernant ses liens possibles avec la mouvance néonazie, le quotidien The Guardian affirme que la police a retrouvé des symboles nazis à son domicile ainsi que de la littérature d’extrême droite. Le Southern Poverty Law Center, un groupe américain de défense des droits civiques, le présente également comme un « partisan dévoué » de l’Alliance nationale, un groupe néonazi basé aux Etats-Unis.

Il se lavait avec un grattoir

Thomas Mair, dont une photo le montre en veste militaire avec une casquette blanche, aurait ainsi dépensé plus de 620 dollars (550 euros) dans des ouvrages de ce groupe qui a appelé à la création d’un pays peuplé exclusivement de Blancs et à l’éradication du peuple juif. L’homme, qui vivait seul depuis 20 ans après le décès de sa grand-mère, est également abonné au magazine sud-africain S. A. Patriot qui est publié par le groupe pro-apartheid the White Rhino Club, selon le Daily Telegraph.

Son demi-frère Duane St Louis a lui expliqué au tabloïd The Sun qu’il était obsédé par son hygiène personnelle. « Il se lavait tout le temps ». « Je sais qu’il a souffert de troubles obsessionnels compulsifs. Il se lavait les mains avec un grattoir à récurer les poêles jusqu’au sang », a affirmé à l’AFP Stephen Lees.