Députée britannique tuée: Le meurtrier présumé de Jo Cox serait un partisan néo-nazi

ROYAUME-UNI La députée travailliste a été assassinée jeudi…

M.C. avec AFP

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Des fleurs et des bougies déposées en hommage à la députée britannique Jo Cox, à Londres le 16 juin 2016.
Des fleurs et des bougies déposées en hommage à la députée britannique Jo Cox, à Londres le 16 juin 2016. — DANIEL LEAL-OLIVAS / AFP

Thomas Mair avait une « longue histoire avec le nationalisme blanc », selon un groupe de défense des droits civiques. Le tueur présumé de la députée britannique travailliste pro-UE Jo Cox, assassinée jeudi, était un « partisan dévoué » d’un groupe néo-nazi basé aux Etats-Unis, affirme le Southern Poverty Law Centre.

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« D’après des archives obtenues par le Southern Poverty Law Centre, Mair était un partisan dévoué de l’Alliance nationale, qui a été pendant des dizaines d’années l’organisation néo-nazie la plus importante des Etats-Unis », a révélé sur son site internet le groupe de défense des droits.

Abonné à la revue d’un groupe pro-apartheid

Selon le Southern Poverty Law Center, Thomas Mair aurait dépensé plus de 620 dollars (550 euros) dans des ouvrages de l’Alliance nationale, groupe qui a appelé à la création d’une nation peuplée exclusivement de Blancs et à l’éradication du peuple juif. D’après le Daily Telegraph, l’homme aurait aussi été abonné à une revue sud-africaine publiée par un groupe pro-apartheid.

Le tueur présumé, interpellé jeudi après-midi, est un homme de 52 ans, décrit par ses voisins comme un « solitaire » et identifié par les médias comme Thomas Mair. Ses motifs n’étaient pas encore connus mais selon un témoin cité par les médias, le meurtrier aurait crié « Britain first », soit « Le Royaume-Uni d’abord » à cette élue qui n’avait de cesse de faire l’éloge de la diversité et avait fait sienne la cause des réfugiés syriens.

Selon son frère, Scott Mair, il a souffert d’une maladie mentale et a suivi un traitement. « J’ai toujours du mal à y croire. Mon frère n’est pas violent et n’est pas du tout politisé », a-t-il déclaré dans le Daily Telegraph. « Il a des antécédents de maladie mentale, mais il s’est fait aider ».