Brexit: A une semaine du référendum, les sondages annoncent pour la première fois une victoire des eurosceptiques

EUROPE Alors que le référendum se tiendra le jeudi 23 juin, deux sondages donnent pour la première fois l'avantage au camp du Brexit...

William Pereira

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La campagne pour le Brexit. Illustration
La campagne pour le Brexit. Illustration — PAUL ELLIS / AFP

A une semaine du référendum sur l’avenir du Royaume-Uni au sein de l’Union européenne, le Brexit a plus que jamais la cote. Deux nouveaux sondages publiés ce jeudi donnent gagnant le scénario tant redouté du Brexit, renforçant l’inquiétude à Bruxelles et dans les milieux économiques.

Très attendus par les deux camps, ces sondages se sont abattus comme une douche froide pour les partisans d’un maintien dans l’UE. Publiés coup sur coup, les sondages Ipsos-Mori et Survation ont tous deux donné le camp du Brexit vainqueur, à 53 % contre 47 % pour le premier, à 52 % contre 48 % pour le second. Si ces deux enquêtes, réalisées par téléphone, étaient autant guettées, c’est parce que les précédentes pointaient jusque-là nettement en faveur d’un maintien dans l’UE.

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« Il n’y a plus de favori »

Il y a un mois encore, Ipsos-Mori donnait le camp du « remain » (rester) vainqueur avec le score écrasant de 57 % contre 43 %. « Jusqu’à ce matin, je considérais le camp du "remain" comme favori du référendum. Je pense désormais qu’il n’y a plus de favori », a déclaré John Curtice, expert en sondages, à la BBC. « Le retournement de situation est sensationnel », a quant à lui constaté leEvening Standard, qui a publié le sondage. Le quotidien insiste toutefois sur le fait que « 20 % des sondés ont déclaré qu’ils pouvaient encore changer d’avis ». Le sondage Survation englobe également 13 % d’indécis.

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Le pessimisme de Donald Tusk

Mais l’indécision des partisans d’un Brexit redouté par l’Europe ne suffit pas à apaiser l’inquiétude des salles de marché de la City de Londres et des couloirs de Bruxelles, même si le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker a estimé que l’Union européenne ne sera pas « en danger de mort » si le Brexit l’emporte.

« Il est très difficile pour nous aujourd’hui d’être optimistes, nous connaissons les derniers sondages », a commenté quant à lui le président du Conseil européen Donald Tusk depuis Helsinki où il était en déplacement.