Attentat d'Orlando: La gay pride de West Hollywood refuse «de laisser la haine gagner»

ETATS-UNIS Le défilé des fiertés LGBT a été maintenu malgré les menaces...

Philippe Berry

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A la gay pride de West Hollywood, de nombreux participants affichent leur soutien à Orlando, après l'attaque terroriste du 12 juin 2016.
A la gay pride de West Hollywood, de nombreux participants affichent leur soutien à Orlando, après l'attaque terroriste du 12 juin 2016. — P.BERRY/20 MINUTES

Ils sont venus pour envoyer un message fort. Dimanche, quelques heures après l’attentat d’Orlando qui a fait au moins 50 morts dans un club gay, des dizaines de milliers d’Angelinos se sont massés sur Santa Monica boulevard pour le défilé de la Gay pride.

​ Brandissant une pancarte « We love Orlando », Rick explique qu’il est « infiniment triste » mais n’a « pas hésité une seconde » à venir, malgré l’arrestation d’un homme en possession d’armes et de possibles explosifs, dimanche matin à Los Angeles – dans une affaire qui ne semble pas liée à l’attaque d’Orlando, selon les autorités. « Si on annulait la gay pride, on laissait la haine gagner », lâche-t-il.

David, lui, a conduit deux heures pour assister à l’événement. Il raconte qu’il y a d’abord eu une minute de silence en hommage aux victimes, et puis la bonne humeur a repris le dessus avec le défilé de chars aussi exubérants qu’à l’accoutumée. Mais en marge du défilé, les forces de l’ordre étaient très visibles. Selon le L.A. Times, la sécurité a été renforcée avec des agents en civils mélangés à la foule.

« Je suis Charlie, je suis Orlando »

Le maire de Los Angeles Eric Garcetti, a défilé à côté du chef de la police de Los Angeles en portant un drapeau arc-en-ciel, symbole de la communauté LGBT, et un panneau «Nous aimons Orlando». «Nous sommes ici pour défiler, célébrer et nous recueillir», a-t-il déclaré à la foule, appelant, en l’honneur des victimes et de l’amour, «à serrer quelqu’un dans vos bras aujourd’hui».

Les autorités, elles, ont indiqué que l’homme arrêté un peu plus tôt avec un véritable arsenal a indiqué qu’il voulait « faire des dégâts » à la Gay pride. Il s’appelle James Howell, et il n’y a, à ce stade, aucun lien établi avec la tuerie d’Orlando, selon le LAPD.

Face à cette attaque et aux menaces, Rick hausse les épaules. Selon lui, « la haine existe depuis qu’il a des êtres humains. Que les victimes soient gay ou hétéro, françaises ou américaines, nous sommes tous unis ». Il sourit et conclut, en français : « Je suis Charlie, et je suis Orlando. »