Turquie: Un groupe kurde radical revendique l'attentat d'Istanbul

REVENDICATION L’attaque à la voiture piégée a fait 11 morts dont six policiers dans une zone touristique…

C. A. avec AFP
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Des policiers turcs sur les lieux de l'attaque survenue à Istanbul le 7 juin 2016
Des policiers turcs sur les lieux de l'attaque survenue à Istanbul le 7 juin 2016 — OZAN KOSE / AFP

Les Faucons de la liberté du Kurdistan (TAK), groupe radical proche des rebelles du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), a revendiqué vendredi l’attentat perpétré mardi à Istanbul.

L’attaque à la voiture piégée a fait 11 morts dont six policiers dans une zone touristique.

Les touristes mis en garde

« Le 7 juin au matin, nous avons perpétré une attaque contre la police anti-émeutes (…) pour venger la guerre sale menée dans le Kurdistan » par les forces turques dans le sud-est kurde à dominante kurde, a précisé ce groupe dans une déclaration publiée sur son site internet.

« Nous tenons à avertir les touristes étrangers en Turquie et qui veulent s’y rendre : Les étrangers ne sont pas notre cible mais la Turquie n’est plus un pays sûr pour eux », souligne l’organisation.

Les TAK sont issus il y a une dizaine d’années d’une scission au sein du PKK, fondé par Abdullah Öcalan qui purge depuis 1999 une peine de prison à vie en Turquie.

Erdogan luttra contre les rebelles kurdes « jusqu’à l’apocalypse »

Le groupe a accusé le parti islamo-conservateur du président Recep Tayyip Erdogan d’être « responsable des pertes civiles » pour avoir « imposé une guerre brutale au peuple kurde », en riposte à l’offensive des forces de sécurité turques dans le sud-est du pays contre les rebelles kurdes.

Une attaque du même type survenue mercredi contre le siège de la police à Midyat (sud-est), proche de la frontière syrienne, a été revendiqué jeudi par le PKK. Elle a coûté la vie à six personnes, dont 3 policiers.

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Le Premier ministre Binali Yildirim a quant à lui écarté tout dialogue avec le PKK après ces deux attentats, derniers d’une longue série depuis le début de l’année.

« Ces derniers jours, des informations nous sont parvenues de l’organisation terroriste (PKK), de manière directe ou indirecte, disant : + Nous pouvons négocier, nous pouvons déposer les armes, parlons + », a déclaré Yildirim mercredi soir à Ankara. « Les amis, il n’y a rien à discuter », a-t-il ajouté, cité par l’agence de presse Anatolie.

Erdogan a pour sa part prévenu cette semaine que la lutte contre les rebelles kurdes se poursuivrait « jusqu’à l’apocalypse » dans un discours après l’attentat à la voiture piégée à Istanbul.