Belgique: La guerre des frites fait rage à Gand

COLERE Des tenanciers de baraques à frites ont déversé deux tonnes de pommes de terre devant la mairie de Gand pour protester contre une nouvelle réglementation...

20 Minutes avec agence

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Frites, illustration.
Frites, illustration. — Robert F. Bukaty/AP/SIPA

Des exploitants de baraques à frites en colère ont déversé mardi deux tonnes de pommes allumettes crues devant l’Hôtel de Ville de Gand (Belgique). Ils protestaient contre un changement intervenu dans les règles concernant les concessions de kiosques à frites dans la commune.

En effet, les 16 baraques installées sur la voie publique devaient toutes être réattribuées aux enchères à partir de ce jeudi. Et plus question, comme c’était auparavant le cas, de laisser la possibilité à l’exploitant en place de garder sa « fritkot », en offrant 5 % de plus que le meilleur enchérisseur.

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Inquiets de perdre leur place

Deux visions s’affrontent, comme l’explique Courrier International. D’un côté, la ville de Gand, qui souhaite « donner sa chance à chacun ». De l’autre, des commerçants inquiets qui, cités par Het Laatste Nieuws, constatent qu’avec la nouvelle règle, « chacun risque désormais de perdre sa place ».

Si le prix annuel à payer pour exploiter une baraque gantoise est d’environ 3.300 euros, les tarifs peuvent en effet s’envoler ponctuellement et monter jusqu’à 25.000 euros.