VIDEO. Israël: Un attentat à Tel-Aviv fait quatre morts

TERRORISME Deux Palestiniens ont semé la terreur mercredi soir à Tel-Aviv en ouvrant le feu sur des clients attablés…

M.C. avec AFP

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Deux Palestiniens ont ouvert le feu sur des terrasses à Tel-Aviv, le 8 juin 2016.
Deux Palestiniens ont ouvert le feu sur des terrasses à Tel-Aviv, le 8 juin 2016. — Sebastian Scheiner/AP/SIPA

C'est l'une des attaques les plus meurtrières de la part de Palestiniens contre des Israéliens depuis le début d' une vague de violences en octobre. Deux Palestiniens ont semé la terreur mercredi soir à Tel-Aviv en ouvrant le feu sur des clients attablés dans un quartier animé de restaurants et de bars, tuant quatre d'entre eux et en blessant cinq autres.

Les deux Palestiniens, qui ont été arrêtés, ont ouvert le feu vers 21h30 (20h30, heure française) dans le quartier de Sarona, un ensemble d'établissements situés à deux pas du ministère de la Défense et très fréquentés à cette heure, ont rapporté la police et des témoins.

Scènes de panique

Avraham Liber, jeune homme venu de Jérusalem, partageait une glace en terrasse avec des amis. «J'étais assis de telle sorte que j'ai pu voir le tireur», a-t-il relaté, «il avait l'air d'être assis sur une chaise, et puis il s'est levé, et il s'est mis à tirer comme ça sur les gens autour de lui, à bout portant». «C'est un truc de dingue», a-t-il ajouté.

Meital Gonen, une jeune femme, a vu des gens se ruer vers la porte de son magasin de vêtements en suppliant: «Il y a un terroriste. S'il vous plaît, ouvrez-nous». «Ils criaient, ils hurlaient, (il y avait) beaucoup de sang, des gens qui mouraient. C'était terrifiant. Nous avons ouvert les portes pour que les gens se mettent à l'abri».

Les conditions dans lesquelles les assaillants ont été neutralisés ne sont pas claires. L'un a été arrêté apparemment indemne selon les indications de la police, l'autre a été atteint par des tirs et évacué, dans un état grave, vers l'hôpital. La police les a ensuite identifiés comme deux Palestiniens, des cousins du secteur d'Hébron, en Cisjordanie occupée.

Netanyahou annonce «des actions intensives» de la police et de l'armée

L'attaque perpétrée a une nouvelle fois provoqué des scènes de panique. Elle a également suscité un flot de rumeurs comme celle, démentie ensuite, selon laquelle un tireur avait réussi à prendre la fuite. «Nous n'avons pas connaissance du fait qu'un autre terroriste serait dans la nature, donc pour nous, les gens peuvent reprendre le cours normal de leur vie», a déclaré le chef de la police, Chico Edri, après que le secteur eut été provisoirement bouclé.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou s'est rendu sur les lieux de l'attentat après s'être entretenu avec d'autres hauts responsables dont le nouveau ministre de la Défense Avigdor Lieberman. «Nous avons discuté d'une série de mesures offensives et défensives que nous allons prendre pour agir contre ce phénomène» des attentats, a déclaré selon le communiqué le Premier ministre, évoquant «un meurtre terroriste commis de sang froid». «Il y aura des actions intensives de la police, de l'armée et d'autres services de sécurité, pas seulement pour capturer chaque complice de ce meurtre mais aussi pour prévenir de tels événements», a-t-il dit.

207 Palestiniens et 28 Israéliens tués depuis octobre 2015

«Les Etats-Unis condamnent dans les termes les plus forts l'attaque terroriste effroyable à Tel-Aviv (...) Ces attaques lâches contre des citoyens innocents ne peuvent jamais être justifiées», a déclaré le porte-parole du département d'Etat, Mark Toner. François Hollande a lui aussi condamné «avec la plus grande force l'odieux attentat» de Tel-Aviv, exprimant «son total soutien à Israël dans la lutte contre le terrorisme». 

«Tout le monde doit rejeter la violence et dire non au terrorisme», a déclaré pour sa part l'envoyé spécial de l'ONU au Proche-Orient Nickolay Mladenov, dans une apparente référence aux dirigeants palestiniens.

Israël, Jérusalem et les Territoires palestiniens sont en proie à des violences qui avaient coûté la vie, avant mercredi, à 207 Palestiniens, 28 Israéliens, deux Américains, un Erythréen et un Soudanais depuis le 1er octobre, selon un décompte de l'AFP. On ignore la nationalité des personnes tuées mercredi.