Turquie: Trois morts et 30 blessés dans une attaque à la voiture piégée

MONDE Cette attaque s'est produite dans une localité située à une cinquantaine de km de la frontière syrienne...

Clémence Apetogbor

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Des policiers turcs sur les lieux de l'attaque survenue à Istanbul le 7 juin 2016
Des policiers turcs sur les lieux de l'attaque survenue à Istanbul le 7 juin 2016 — OZAN KOSE / AFP

La Turquie est de nouveau meurtrie. Au lendemain d' un attentat meurtrier à Istanbul, deux policiers et un civil ont été tués et 30 personnes ont été blessées ce mercredi dans une attaque au véhicule piégé qui a frappé le siège de la police à Midyat, dans le sud-est à majorité kurde de la Turquie.

Une explosion s'est produite devant le bâtiment de la police dans cette ville de la province de Mardin et de nombrueses ambulances ont été dépêchées sur les lieux, a précisé l'agence progouvernementale Anatolie qui attribue l'attaque aux rebelles kurdes.

Une épaisse colonne de fumée s'élevait de la direction de la sûreté qui a subi d'importants dégâts tout comme les bâtiements avoisinants alors que des pompiers s'affairaient sur place, selon les images.

Le Premier ministre turc, Ahmet Davutoğlu, a attribué cette attaque combattants kurdes du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK).

Un quartier historique d'Istanbul visé 

Selon la chaîne d'information NTV plusieurs personnes ont été blessées dans cette dernière attaque qui s'est produite dans une localité située à une cinquantaine de km de la frontière syrienne.

Elle survient un peu plus de 24 heures après un attentat à la voiture piégée qui a secoué un quartier historique d'Istanbul, Vezneciler, tuant 11 personnes, dont six policiers et faisant 36 blessés.

Les explosifs dissimulés dans une voiture en stationnement avaient été déclenchés à distance au passage d'un bus de la police anti-émeutes.

Cette attaque meurtrière n'a pas été revendiqué, mais le président Recep Tayyip Erdogan a désigné comme responsable le PKK.

Le PKK a repris la lutte armée contre le pouvoir central turc en été 2015, après l'échec de deux ans de discussions de paix avec Ankara. De violents combats ont depuis repris dans le sud-est de la Turquie.