Grande-Bretagne: Les pro-Brexit en tête dans les sondages à trois semaines du référendum

EUROPE C’est la première fois depuis près d’un mois que les partisans d’une sortie de l’Union européenne passent en tête dans les intentions de vote…

20 Minutes avec AFP

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Le Premier ministre britannique David Cameron, le 23 mars 2016 à Londres.
Le Premier ministre britannique David Cameron, le 23 mars 2016 à Londres. — Frank Augstein/AP/SIPA

A trois semaines du référendum sur le Brexit, une courte majorité de Britanniques, soit 51 %, semble favorable à une sortie de l’Union européenne. C’est la première fois depuis près d’un mois, que les partisans d’une sortie du giron européen passent en tête dans les intentions de vote, selon une moyenne de sondages publiée ce lundi par le site WhatUKThinks.

Ce chiffre, qui ne tient pas compte des indécis, compile une série d’enquêtes d’opinion réalisée entre le 27 mai et le 5 juin. La précédente moyenne des sondages calculée par WhatUKThinks donnait les deux camps au coude à coude, à 50 %.

La livre chahutée

Face à la progression enregistrée par les partisans d’une sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne, la livre sterling était chahutée ce lundi sur le marché des changes.  La monnaie britannique est tombée dans la matinée à 1,4353 dollar, au plus bas en trois semaines, et baissait face à la monnaie européenne, à 78,61 pence pour un euro.

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Pour tenter de reprendre l’avantage, le Premier ministre conservateur David Cameron, chef de file du camp du maintien, a tenu ce lundi à Londres un meeting aux côtés de responsables du Labour, le principal parti d’opposition, des Verts et du parti Libéral démocrate (centre). Un Brexit, a-t-il argumenté, aurait l’effet d’une « bombe » sur l’économie britannique et la condamnerait à une « décennie d’incertitude » en raison des nouveaux accords commerciaux que le pays devrait négocier sitôt sorti du bloc des 28.

Dans le camp adverse, Boris Johnson, l’ancien maire conservateur de Londres à qui l’on prête l’ambition de succéder à David Cameron, a riposté en appelant ses compatriotes à envisager « l’énorme risque » que ferait peser selon lui un maintien dans l’UE sur la stabilité du Royaume-Uni.