Japon: L'enfant abandonné en forêt «pardonne» à son père

FAITS DIVERS Le sort du petit Yamato avait soulevé une vague d’émotion dans le pays…

20 Minutes avec AFP

— 

Takayuki Tanooka a abandonné son fils dans une forêt de Hokkaido au Japon pour le punir.
Takayuki Tanooka a abandonné son fils dans une forêt de Hokkaido au Japon pour le punir. — JIJI PRESS

Le jeune garçon pardonne à son père. Yamato Tanooka, un garçon de sept ans, a survécu seul pendant six jours au Japon après avoir été laissé par ses parents dans une forêt de Hokkaido (nord) en guise de punition.

« Je lui ai dit, "Papa t’a fait vivre des moments tellement durs. Je suis désolé" », a raconté Takayuki Tanooka, 44 ans, selon une interview diffusée lundi sur la chaîne TBS. « Et là, mon fils a répondu : "Tu es un bon papa, je te pardonne" ».

>> A lire aussi : Un couple abandonne son fils dans la montagne pour le punir, l’enfant porté disparu

Le petit Yamato, dont le sort a soulevé l’émotion dans le pays, a été retrouvé ce vendredi dans un camp d’entraînement militaire où il s’était réfugié, à 5,5 km du lieu où ses parents l’avaient fait sortir de la voiture le 28 mai, excédés par son comportement.

Les services de protection de l’enfance alertés

Yamato, qui n’a bu que de l’eau pendant tout son séjour grâce à un robinet situé à l’extérieur du local où il s’était abrité, est apparu en bonne santé bien qu’ayant, selon la presse, perdu deux kilogrammes sur 22 kg. Il a été transporté à l’hôpital pour y être examiné. Il devrait en sortir mardi, a indiqué un responsable de l’établissement, sans donner plus de détails.

>> A lire aussi : L'enfant abandonné par ses parents en forêt finalement retrouvé vivant

Son père a expliqué qu’il était en colère car son fils, qui jetait des pierres sur des voitures, avait déjà récemment été réprimandé à l’école pour avoir frappé des automobiles avec un bâton. « J’ai voulu lui montrer que je peux faire peur si je me fâche », a-t-il relaté, évoquant sa « dignité de père ». Il s’est excusé pour ce geste « excessif ».

La police locale a signalé le cas aux services de protection de l’enfance, selon le Hokkaido Shimbun et d’autres journaux.