Hillary Clinton dézingue Donald Trump sur la politique étrangère

PRESIDENTIELLE AMERICAINE La candidate démocrate à la Maison Blanche a livré un réquisitoire au vitriol contre son adversaire républicain…

A.B.

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A quelques jours de la fin des primaires, Hillary Clinton a prononcé un discours au vitriol contre Donald Trump.
A quelques jours de la fin des primaires, Hillary Clinton a prononcé un discours au vitriol contre Donald Trump. — D.MCNEW / AFP

Elle n’a pas mâché ses mots. Ce jeudi, à quelques jours de la fin des primaires, Hillary Clinton a prononcé un réquisitoire au vitriol contre son rival dans la course à la Maison Blanche, le républicain Donald Trump. A San Diego (Californie), la candidate démocrate a dénoncé les positions « dangereusement incohérentes » en matière de sécurité et de politique étrangère de son concurrent.

« Faire de Donald Trump notre commandant en chef serait une erreur historique »

Voix calmes mais répliques affûtées comme des lames : l’ancienne secrétaire d’Etat a taillé en pièces le milliardaire, fustigeant un candidat « qui ne comprend ni l’Amérique ni le monde » et n’est pas apte à remplacer Barack Obama à la Maison Blanche en janvier 2017. « Faire de Donald Trump notre commandant en chef serait une erreur historique », a-t-elle taclé.

« Les idées de Donald Trump ne sont pas seulement différentes. Elles sont dangereusement incohérentes. Ce ne sont même pas vraiment des idées, plutôt une série de coups de gueule bizarres, d’attaques personnelles et de mensonges absolus », a-t-elle lancé.

Des tacles fondés sur les déclarations anti-immigration, et la position ambiguë de son adversaire sur la prolifération nucléaire. Donald Trump a en particulier suggéré que Tokyo et Séoul se dotent de l’arme nucléaire pour faire face à la Corée du Nord. Il y a quelques jours, celui qui met régulièrement en doute la réalité du changement climatique promettait d’annuler l’accord de Paris sur le climat, conclu en décembre par plus de 190 pays. Il y a une semaine, c’est le président Barack Obama qui avait, depuis le sommet du G7 au Japon, étrillé l’exubérant sexagénaire sur le même thème, dénonçant son inquiétante « ignorance des affaires du monde ».

« Ce n’est pas quelqu’un qui devrait détenir les codes nucléaires »

Donald Trump « n’est pas apte à occuper une fonction qui exige des connaissances, de la constance et un immense sens des responsabilités », a lancé Hillary Clinton, énumérant les prises de position du magnat de l’immobilier à propos de l’OTAN, la Russie ou encore la Corée du Nord. « Ce n’est pas quelqu’un qui devrait détenir les codes nucléaires », a-t-elle poursuivi. « Imaginez que, quand il est colère, il n’ait pas à sa disposition son seul compte Twitter mais tout l’arsenal américain. (…) On ne peut pas mettre les vies de nos jeunes hommes et femmes en uniforme entre les mains de Donald Trump ».

Sur Twitter, l’ex-secrétaire d’Etat a poursuivi son entreprise de démolition : « La politique étrangère de Donald Trump met déjà les Américains moins en sécurité, et il n’est même pas encore président. »

« Même si je n’étais pas candidate, je ferais tout mon possible pour m’assurer que Donald Trump ne devienne jamais président car je suis convaincue qu’il entraînerait notre pays sur une voie dangereuse, a-t-elle martelé. Je laisse aux psychiatres expliquer son affection pour les tyrans », évoquant les propos de l’homme d’affaires new-yorkais sur le président russe Vladimir Poutine ou encore le leader nord-coréen Kim Jong-Un.

Pour l’ex-Première dame, cela ne fait aucun doute : le 8 novembre prochain, les électeurs devront choisir entre « une Amérique de la peur et une Amérique de la confiance ».