Crash de l'avion d'EgyptAir: «Aucune» hypothèse «privilégiée» après la révélation de fumées à bord

DRAME Jean-Marc Ayrault, le ministre des Affaires étrangères, s'est exprimé ce samedi après avoir rencontré les familles des victimes...

M.G. avec AFP
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Jean-Marc Ayrault, le ministre des Affaires étrangères, lors d'une conférence de presse après une rencontre avec les familles des victimes du vol d'EgyptAir.
Jean-Marc Ayrault, le ministre des Affaires étrangères, lors d'une conférence de presse après une rencontre avec les familles des victimes du vol d'EgyptAir. — MATTHIEU ALEXANDRE / AFP

«Toutes les hypothèses sont examinées et aucune n'est privilégiée».  Ce samedi, le gouvernement a réaffirmé que tous les scénarios restaient à l'étude sur les causes du crash de l'Airbus A320 d'Egyptair, qui s'est abîmé en Méditerranée, après la confirmation de la présence de fumée à bord de l'appareil avant la catastrophe.

Le ministre des Affaires étrangères Jean-Marc Ayrault, dans une brève intervention devant la presse à l'issue d'une rencontre au Quai d'Orsay avec les familles des victimes a précisé que «les informations qui circulent ici ou là, parfois d'ailleurs contradictoires, donnent lieu trop souvent à des interprétations presque définitives. Je mets en garde contre cette manière de faire car elle met les familles dans une tension douloureuse».

«Rechercher l'appareil est bien sûr aujourd'hui la priorité, comme trouver les boites noires pour les analyser, ce qui nous permettra d'avoir les réponses aux questions qui se posent légitimement», a résumé le chef de la diplomatie.

Jean-Mard Ayrault a adressé aux familles des victimes «au nom du président de la République, du Premier ministre et de tout le gouvernement (...) notre profonde compassion, solidarité dans les moments particulièrement douloureux que ces personnes traversent».

Il leur a aussi promis la «transparence à leur égard sur les circonstances de la disparition de cet avion». «Je m'engage à ce que la France rende compte au fur et à mesure de l'évolution des différentes procédures qui sont mises au service de la vérité», a-t-il assuré.

Les spéculations sur les causes du crash de l'Airbus d'EgyptAir ont été relancées depuis la révélation vendredi soir par des médias américains que le système automatisé de communications de l'appareil avait émis juste avant sa chute plusieurs alertes.

Une première signalait une fumée d'origine indéterminée à l'avant de la cabine, suivie d'une autre faisant état d'une défaillance de l'ordinateur gérant les commandes de vol. Les experts du Bureau d'enquêtes et d'analyses (BEA) de l'Aviation civile ont confirmé samedi l'existence des alertes faisant état de fumée en cabine, mais ont jugé prématuré d'en tirer des conclusions à ce stade.

L'A320 d'EgyptAir reliait Paris au Caire avec 66 personnes à bord, dont 30 Egyptiens et 15 Français. Il s'est abîmé jeudi en Méditerranée après avoir disparu des écrans radar. Les premiers débris de l'appareil ont été découverts à 290 kilomètres au nord d'Alexandrie par les avions et navires déployés par l'armée égyptienne.