VIDEO. Crash du vol EgyptAir: L'A320 n'en est pas à son premier accident

SECURITE AERIENNE L’avion vedette du constructeur européen a connu une douzaine d’accidents depuis sa mise en service…

20 Minutes avec AFP
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Un avion de la compagnie aérienne Egypt Air sur le tarmac de l'aéroport du Caire. (Illustration)
Un avion de la compagnie aérienne Egypt Air sur le tarmac de l'aéroport du Caire. (Illustration) — AFP

L’Airbus qui a disparu des radars jeudi dans l’espace aérien égyptien appartient à la famille des A320. L’avion vedette du constructeur européen a connu une douzaine d’accidents depuis son entrée en service en 1988, dont un attentat à la bombe au-dessus de l’Egypte en octobre dernier.

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Plus de 10 milliards de passagers transportés

A ce jour, 6.713 appareils de cette famille (A318, A319, A320, A321) sont en opération dont 3.959 A320, selon des données communiquées par le constructeur. Depuis sa mise en service en 1988, l’A320 a effectué plus de 98 millions de vols, transportant plus de 10,5 milliards de passagers, selon Airbus. Utilisé pour les vols de courte et moyenne distances, l’appareil est un concurrent direct du Boeing 737. Sa technologie a été sans cesse améliorée depuis ses débuts. Il existe désormais dans une version remotorisée dit «famille A320neo» (new engine option), moins gourmande en kérosène.

Quatre accidents mortels après sa mise en service

L’A320, avion révolutionnaire à sa sortie avec ses commandes de vol électriques gérées par ordinateur, avait divisé à l’époque les pilotes notamment en France où il ramenait les équipages de pilotes de trois à deux. Son démarrage avait ainsi suscité la polémique. A ses débuts, il avait connu quatre accidents mortels en cinq ans, le premier en juin 1988 à Mulhouse Habsheim dans l’est de la France, où l’avion volait trop bas lors d’une démonstration (trois morts), le deuxième lors d’une approche ratée de l’aéroport de Bangalore en Inde (92 morts en février 1990). Le troisième s’était produit en janvier 1992, également sur une approche ratée, au mont Saint-Odile près de Strasbourg dans l’est de la France (87 morts), tandis que le 14 septembre 1993, un appareil de la compagnie allemande Lufthansa avait pris feu lors de son atterrissage à Varsovie, faisant deux morts et 54 blessés.

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En août 2000 à Bahreïn, un A320 de Gulf Air avait raté son approche, faisant 143 morts. En mai 2006 à Sotchi (Russie), un appareil d’Armavia s’était écrasé lors d’une approche sans visibilité (113 morts), et à Sao Paulo en juillet 2007, un avion de la TAM avait raté son atterrissage sur une piste mouillée avant de percuter un bâtiment de l’aéroport (187 morts plus 12 dans le bâtiment). En novembre 2008, c’est un A320 d’Air New Zealand qui s’était abîmé en Méditerranée lors d’un vol de vérification, tuant les sept hommes à bord. L’enquête avait conclu à une erreur de pilotage et un défaut d’entretien de l’avion ayant provoqué la chute de l’appareil au large des Pyrénées-Orientales. En juillet 2010, un A321 de la compagnie pakistanaise Air Blue s’était écrasé dans les collines proches d’Islamabad par mauvaise visibilité, tuant les 152 personnes qui se trouvaient à bord. Le 28 décembre 2014, un A320 de la compagnie AirAsia s’est écrasé en mer de Java, faisant 162 morts. Une pièce défectueuse, un problème de maintenance et une réaction inappropriée de l’équipage étaient à l’origine du crash, selon les enquêteurs.  Enfin en octobre 2015, un A321 de la compagnie charter russe Metrojet reliant Charm el-Cheikh à Saint-Pétersbourg s’était écrasé dans le Sinaï égyptien après une explosion en vol, le groupe djihadiste Etat islamique (EI) revendiquant l’attentat qui avait tué les 224 passagers et membres d’équipage.