Corée du Nord: Une journaliste fait visiter Pyongyang aux internautes

MEDIAS Chat sur Facebook Live, vidéos sur Periscope, images via Twitter ou Instagram, l’envoyée spéciale du « Washington Post » se lâche…

20 minutes avec agence

— 

Vue du centre-ville de Pyongyang en avril 2012.
Vue du centre-ville de Pyongyang en avril 2012. — Pedro Ugarte AFP

Envoyée spéciale pour le Washington Post en Corée du Nord pour couvrir le Congrès historique du parti unique, Anna Fifield n’hésite pas, depuis son arrivée à Pyongyang, à partager des images de la capitale via les réseaux sociaux.

La veille du Congrès, la journaliste a d’abord tenu une conférence improvisée dans sa chambre d’hôtel en proposant un chat aux internautes sur Facebook Live. Anna Fifield a également utilisé l’application Periscope pour diffuser quelques vidéos de ses déplacements autour du palais où se tient ce rassemblement des élites du régime nord-coréen, admettant qu’elle ne « prétend pas que c’est à cela que ressemble la vraie Corée du Nord ».

Photographes et cameramen ne peuvent approcher à moins de 200 mètres du palais

L’envoyée spéciale américaine a aussi utilisé abondammentson compte Instagram et son compte Twitter pour poster des photos de son périple. Intérieur d’un taxi, rayons d’un supermarché, lycéennes nord-coréennes ou soldat coréen visiblement « pas très content » qu’on prenne une photo de lui tenant son téléphone portable, les scènes sont partagées en série.

 

A speedy drive through the streets of central Pyongyang. #Pyongyang #northkorea #dprk #everydaydprk

A video posted by annafifield (@annafifield) on

Le Congrès du parti des travailleurs, visant à consolider le poste du leader Kim Jong-Un, s’est ouvert ce vendredi à Pyongyang, en Corée du Nord. Et dans ce pays montré du doigt pour sa répression en matière de liberté de la presse, quelques journalistes internationaux ont tout de même été invités à couvrir l’événement.

Très peu de photos de l’intérieur du congrès ont pu être postées. Photographes et cameramen ne peuvent approcher à moins de 200 mètres du palais, précise France Télévisions. Alors forcément les images et les vidéos d’Anna Fifield s’avèrent précieuses pour lever le voile sur un pays inconnu où touristes et journalistes mettent difficilement les pieds.