VIDEO. Primaire américaine: Donald Trump seul contre tous ?

POLITIQUE La campagne du milliardaire américain a tellement divisé qu’il n’arrive même à rassembler son camp…

20 Minutes avec AFP

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Donald Trump, en lice pour l'investiture républicaine, le 2 mai 2016 à South Bend dans l'Indiana (Etats-Unis).
Donald Trump, en lice pour l'investiture républicaine, le 2 mai 2016 à South Bend dans l'Indiana (Etats-Unis). — Charles Rex Arbogast/AP/SIPA

Rien n’est joué pour Donald Trump. Désormais seul en course pour obtenir l’investiture républicaine, le milliardaire américain a beaucoup de mal à rassembler son camp. Après le clan Bush, c’est Paul Ryan, le président de la Chambre des représentants et l’un des plus hauts responsables du parti républicain, qui a affirmé ce jeudi qu’il ne pouvait apporter son soutien à Donald Trump.

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« Pour être tout à fait franc avec vous, je ne suis pas encore prêt à le faire », a déclaré Paul Ryan ce jeudi sur CNN, dans une déclaration fracassante pour un responsable de ce rang au sein du parti républicain. « Peut-être que dans le futur, nous pourrons travailler ensemble et nous mettre d’accord sur ce qui est le mieux pour le peuple américain », a réagi l’intéressé dans un communiqué. Mais « je ne suis pas prêt à soutenir le programme de M. Ryan », lui a répondu Donald Trump.

Modérés et conservateurs 

Outre Paul Ryan, de nombreux républicains, des modérés comme des conservateurs, refusent absolument de se ranger derrière Donald Trump, ce qui pourrait se révéler problématique s’ils boudaient les urnes en novembre.

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George W. Bush et son père George H. W. Bush, échaudés par les attaques ad hominem lancées par le milliardaire contre leur frère et fils Jeb Bush, ont également refusé de se rallier derrière Donald Trump. Ils avaient pourtant soutenu chaque candidat républicain lors des cinq dernières présidentielles.

Campagne anti-Trump des Républicains sur Twitter

Certains républicains n’entendent pas être passifs et promettent de résister jusqu’au bout à Donald Trump, quitte à voter pour Hillary Clinton. « Le parti républicain va investir un type qui lit le National Enquirer et croit que c’est de son niveau », a par exemple écrit Mark Salter, ancien conseiller du sénateur John McCain, dans un tweet très repris (le National Enquirer est un grand tabloïde américain). « Je suis avec elle », a-t-il ajouté, en reprenant l’expression fétiche des pro-Clinton.

Depuis mardi, des républicains envahissent ainsi Twitter pour jurer de ne jamais voter pour Donald Trump, certains brûlant leur carte électorale, comme Lachlan Markay, un journaliste conservateur.