Rangoun: 9 morts et des dizaines de personnes battues

BIRMANIE Un journaliste japonais est mort. les manifestations se sont achevées...

— 

Neuf personnes, huit manifestants et un journaliste japonais, ont été tuées dans les violences de jeudi en Birmanie, ont annoncé les médias officiels.

Des dizaines d'arrestations

Le Japonais, Kenji Nagai, 50 ans, était un caméraman de l'agence d'informations vidéo nippone APF, selon un porte-parole de son entreprise. Une source hospitalière birmane a indiqué qu'il aurait succombé à des blessures par balle.

Il s'agit du premier ressortissant étranger tué depuis le début des violences à Rangoun où, pour la deuxième journée consécutive, les forces de sécurité ont tiré à balles réelles jeudi pour tenter de disperser des manifestations. Elles se sont achevées vers 13h30 (heure française) et se sont soldées par des centaines d'arrestations, selon des témoins.

Par ailleurs, des dizaines d'autres ont été battues lors de la répression de nouvelles manifestations jeudi à Rangoun, la plus grande ville de Birmanie, selon des hôpitaux et des témoins.

Appel des Etats-Unis

Face à ce regain de violences, les Etats-Unis ont de nouveau exigé jeudi que la junte birmane mette fin immédiatement aux «violences contre les manifestants pacifiques», critiquant la répression violente des manifestations des derniers jours.

...Un événement à suivre toute la journée sur www.20minutes.fr...

Plus tôt dans la journée, des échauffourées ont éclaté dans au moins trois endroits distincts alors que les forces de l'ordre tentaient d'appréhender des moines pour les placer par la contrainte dans des camions. Les religieux ont reçu le soutien d'habitants qui ont tenté de s'interposer.

De nombreux bonzes étaient, par ailleurs, interpellés dans leurs monastères et conduits, par camions, en dehors de la ville, vers une destination inconnue, dans le but évident de les empêcher de participer à des défilés. Des témoins ont relaté avoir vu au moins six camions chargés de moines.

Les protestataires avaient peu avant chanté l'hymne national. «Que nous soyons épargnés des dangers, que nous soyons épargnés de la pauvreté, que nos coeurs et nos esprits soient en paix», ont-ils aussi scandé face aux policiers anti-émeute qui ont barré les axes menant à la pagode.

Retrouvez tout notre dossier sur la Birmanie en cliquant ici