Les voisins asiatiques, vigilants mais pas méchants

- ©2007 20 minutes

— 

La Chine et l'Inde sont des acteurs de premier plan dans la crise qui secoue la Birmanie. Partenaires commerciaux vivement intéressés par les ressources birmanes en gaz, les deux pays connaissent mieux que quiconque les généraux de ce pays fermé. Malgré tout, difficile pour Pékin et New Delhi d'aller jusqu'à se mêler des affaires de leur voisin. L'Inde a attendu les violences d'hier pour exprimer sa « préoccupation », tout en rappelant sa volonté de non-ingérence. Alliée historique, la Chine aurait beaucoup pesé, depuis le début de la crise, pour éviter la répression. Elle a nuancé dès mardi son soutien au gouvernement birman. Mais il n'est pas dit qu'elle aille beaucoup plus loin. Membre du Conseil de sécurité, Pékin a utilisé en janvier dernier son droit de veto pour bloquer un projet de résolution condamnant les violations des droits de l'homme en Birmanie.