Suède: Elle lève le poing face à 300 néo-nazis, le cliché devient viral

WEB La photo de Tess Asplung, prise à Borlänge ce 1er mai, est depuis largement partagée sur la Toile...

20 Minutes avec agence

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La photo de Tess Asplung, prise à Borlänge (Suède) ce 1er mai 2016, est depuis largement partagée sur la Toile.
La photo de Tess Asplung, prise à Borlänge (Suède) ce 1er mai 2016, est depuis largement partagée sur la Toile. — David Lagerlof/Twitter

La photo de Tess Asplund brandissant son poing face à un cortège de 300 néonazis est depuis ce week-end largement partagée dans les médias et réseaux sociaux, devenant pour les internautes du monde entier un « symbole de courage » et de la « lutte contre le racisme ».

Nous sommes le 1er mai, à Borlänge, en Suède. Ce jour-là, Tess Asplund, militante antiraciste originaire de Stockholm, se retrouve face à un cortège de l’organisation néonazie Nordiska Motståndsrörelsen (Mouvement de résistance nordique).

« Il y a alors eu une bataille de regard »

Sans dire un mot, sans faire un geste de violence, Tess Asplund choisit de lever silencieusement et pacifiquement son poing en signe de protestation. « Une seule femme sort dans la rue et se trouve en face de l’organisation nazie la plus violente de Suède. Elle soulève son poing et refuse de bouger […]. En face d’elle, l’ensemble des leaders de l’organisation se rapprochent en silence. Le regard de la femme rencontre celui de l’homme au milieu. Il y a alors eu une bataille de regard », raconte sur sa page Facebook David Lagerlöf, l’auteur du cliché devenu viral et repéré par le Daily Mail.

En ensam kvinna tar steget ut i gatan och ställer sig mitt framför Sveriges mest våldsamma nazistgrupp. Platsen är Borlä...

Publié par Fotograf i Stockholm sur lundi 2 mai 2016

Yeux fixes et poing ganté de noir

« L’un d’entre eux m’a fixée dans les yeux, et je l’ai fixé en retour. Il n’a rien dit, je n’ai rien dit non plus, puis la police est rapidement venue m’évacuer », a, de son côté, confié Tess, 42 ans, à la radio locale P4 Dalarna, en précisant « n’avoir jamais eu peur » des militants néonazis.

Le geste, lui, rappelle ce poing ganté de noir et levé durant l’hymne américain par deux athlètes afro-américains aux jeux Olympiques d’été de 1968. Ils entendaient protester contre la ségrégation raciale aux Etats-Unis et avaient été exclus des Jeux à vie.

Les athlètes américains Tommie Smith (centre) et John Carlos (droite) lèvent leur poing ganté à la manière du salut Black Power pour exprimer leur opposition au racisme aux Etats-Unis pendant l'hymne national américain, après avoir reçu leur médaille le 17 octobre 1968 pour la première et la troisième place du 200m masculin aux Jeux olympiques de Mexico.
Les athlètes américains Tommie Smith (centre) et John Carlos (droite) lèvent leur poing ganté à la manière du salut Black Power pour exprimer leur opposition au racisme aux Etats-Unis pendant l'hymne national américain, après avoir reçu leur médaille le 17 octobre 1968 pour la première et la troisième place du 200m masculin aux Jeux olympiques de Mexico. - AFP