Avec l'abandon de Cruz, Trump est le «candidat présumé» du parti républicain

ETATS-UNIS Le duel face Hillary Clinton a déjà commencé...

P.B.

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Après sa victoire dans l'Indiana, le 3 mai 2016, Donald Trump est presque assuré de remporter l'investiture républicaine.
Après sa victoire dans l'Indiana, le 3 mai 2016, Donald Trump est presque assuré de remporter l'investiture républicaine. — Mary Altaffer/AP/SIPA

Donald Trump est le « presumptive nominee », le « candidat présumé », du parti républicain. On le répète, car l’exploit est retentissant. Le milliardaire Donald Trump, un candidat qui n’avait aucune expérience politique, a terrassé Jeb Bush, Marco Rubio, et donc Ted Cruz, et il a convaincu 10 millions de républicains de voter pour lui lors des primaires. S’il lui manque encore quelques délégués pour atteindre la majorité absolue, l’affaire est mathématiquement dans le sac, alors qu’il ne reste plus que le modéré John Kasich dans la course.

« C’est une journée et une année incroyable. Je n’aurais jamais pensé vivre ça », a lancé Trump après sa victoire dans l’Indiana, mardi soir, et l’annonce de l’abandon de Ted Cruz. Il a, encore et toujours, promis de restaurer la grandeur de l’Amérique avec son fameux slogan « Make America Great Again ».

La grande unification a commencé

Pour Trump, le grand écart du rassemblement a commencé. Mardi matin, il appelait encore Cruz « Ted le menteur », faisant circuler une vieille rumeur sur l’amitié du père de son adversaire avec l’assassin de Kennedy, Lee Harvey Oswald. Mardi soir, il a salué « un adversaire formidable, intelligent, promis à un grand avenir ». « Il a pris une décision courageuse », a poursuivi Trump. « Désormais, le plus important est d’unifier le parti. »

De nombreux cadres du parti républicain, qui ont tout fait pour barrer la route de Trump, ont terminé leur deuil. Après le déni, la colère, le marchandage et la dépression, c’est l’heure de l’acceptation.

« Donald Trump est le candidat présumé. Nous devons nous rassembler pour battre Hillary Clinton », a tweeté le patron du parti républicain, Reince Priebus. Sur Fox News, l’ancien leader des républicains à la Chambre, Newt Gingrich, l’a assuré, « si vous n’êtes pas pour Donald Trump, vous êtes pour Hillary Clinton ».

Pour certains, il y aura visiblement un peu boulot. Lachlan Markay, un blogueur conservateur, a décidé de brûler sa carte d’électeur.

Le candidat malheureux Lindsey Graham, fervent critique du milliardaire, jouait les Cassandre mardi matin : « Si nous nominons Trump, nous serons détruits, et nous l’aurons bien mérité. »

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