Allemagne: 400 manifestants interpellés en marge du congrès du parti populiste AfD

POLITIQUE Des échauffourées entre militants de gauche et des membres de l’AfD ont éclaté ce samedi à Stuttgart...

20 Minutes avec AFP

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Le centre des congrès de Stuttgart (Allemagne), où le parti AfD tient son congrès ce samedi, a été placé sous haute protection policière.
Le centre des congrès de Stuttgart (Allemagne), où le parti AfD tient son congrès ce samedi, a été placé sous haute protection policière. — AFP

Le congrès de l’AfD, ce week-end en Allemagne, se déroule sous haute tension. Ce samedi matin, la police a interpellé 400 manifestants qui avaient tenté de bloquer l’accès au congrès du parti populiste à Stuttgart (sud-ouest).

Certains manifestants ont enflammé des pneus et lancé des pétards sur les policiers et journalistes. Plus tard, des échauffourées entre militants de gauche et des membres de l’AfD ont également éclaté.

Plus d’un millier de policiers ont été déployés pour sécuriser les abords du congrès.

« Aucun droit pour la propagande nazie ! », scandait un groupe de manifestants aux abords du palais des congrès et de l’aéroport de Stuttgart, où la circulation était partiellement coupée et les voitures arrêtées sur la voie rapide pour déposer leurs passagers.

Interdiction des minarets

Représentée au Parlement européen et dans la moitié des parlements régionaux du pays, l'« Alternative pour l’Allemagne » (Afd), fondée en 2013 et passée d’une ligne anti-euro à une ligne antiréfugiés puis islamophobe, doit se doter d’un programme ce week-end, pour la première fois en trois ans d’existence. Parmi les motions soumises au vote figurent l’interdiction des minarets, « symboles de la domination islamique », des appels du muezzin ainsi que du voile, « signe politico-religieux de la soumission des femmes musulmanes aux hommes ».

Le jeune parti devra aussi voter sur un rapprochement avec le Front national français et le FPÖ autrichien au Parlement européen, question longtemps controversée au sein de l’AfD, qui cherche à éviter l’étiquette « extrême droite » particulièrement pénalisante en Allemagne.