L'ancien maire de Londres suspendu du Parti travailliste après des propos sur Adolf Hitler

POLEMIQUE Le travailliste avait voulu défendre une députée du Labour suspendue jusqu’à nouvel ordre pour des déclarations sur Israël...

Clémence Apetogbor

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Ken Livingstone, l'ancien maire de Londres
Ken Livingstone, l'ancien maire de Londres — JUSTIN TALLIS / AFP

Ken Livingstone, ancien maire de Londres, a été suspendu jeudi du Parti travailliste pour avoir dit qu’ Adolf Hitler « soutenait le sionisme ». « Ken Livingstone a été suspendu par le Parti travailliste dans l’attente d’une enquête, pour avoir nui au parti », a déclaré un porte-parole du Labour.

Suspension

Le travailliste avait alors voulu défendre une députée du Labour suspendue mercredi et jusqu’à nouvel ordre pour des déclarations sur Israël.

« Ses remarques étaient exagérées mais elle n’est pas antisémite », a déclaré Ken Livingstone jeudi sur la radio BBC Radio London, au sujet de Naz Shah.

La députée de Bradford West (nord) a été suspendue mercredi et jusqu’à nouvel ordre pour avoir posté en 2014 des commentaires, jugés antisémites, sur les réseaux sociaux.

La députée avait partagé en 2014 sur Facebook, avant qu’elle ne soit élue, une image montrant l’État d’Israël incrusté sur une carte des Etats-Unis sous le titre : « Solution pour le conflit israélo-palestinien : relocalisez Israël aux Etats-Unis », suivi du commentaire : « problème résolu ».

Elle avait également posté un commentaire avec le hashtag #IsraelApartheid disant : « n’oubliez jamais que tout ce qu’Hitler a fait en Allemagne était légal ».

Enquête

Naz Shah, et Jeremy Corbyn, le leader du Labour, « ont convenu par accord mutuel qu’elle était suspendue à titre administratif du parti, le temps d’une enquête », a déclaré un porte-parole du parti.

Auparavant, Naz Shah avait présenté une nouvelle fois ses excuses devant le Parlement.

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« J’accepte et je comprends que les mots que j’ai utilisés aient pu choquer et blesser la communauté juive et je le regrette profondément. L’antisémitisme est du racisme, point final », a-t-elle dit.

Jeremy Corbyn, qui l’avait seulement réprimandée dans un premier temps, était sous forte pression pour prendre des mesures plus sévères. D’autant que des voix au sein du Labour s’inquiètent régulièrement d’une dérive antisémite de certaines figures de l’aile gauche du parti.