Primaires américaines: Trump et Clinton favoris du mini «Super Tuesday»

ETATS-UNIS Ce mardi, cinq Etats votent en même temps...

P.B.

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Donald Trump et Hillary Clinton, candidats républicain et démocrate des primaires américaines.
Donald Trump et Hillary Clinton, candidats républicain et démocrate des primaires américaines. — DSK / AFP

Vous reprendrez bien une dose de Super Mardi. Alors que le « vrai » Super Tuesday était en mars, cinq Etats (Connecticut, Delaware, Maryland, Pennsylvanie et Rhode Island) votent ce mardi. En jeu : 172 délégués chez les républicains et 462 chez les démocrates. Et il n’y a presque aucun suspense, Donald Trump et Hillary Clinton devraient largement s’imposer et se rapprocher de la ligne d’arrivée.

Chez les républicains : Le pacte anti-Trump attendra

Ted Cruz et John Kasich ont signé un pacte de non-agression afin de mieux barrer la route à Donald Trump. Mais il faudra patienter pour voir si cela est efficace, car seulement trois Etats sont concernés : Indiana (3 mai), Oregon (17 mai) et Nouveau Mexique (7 juin). Pour les cinq de mardi, c’est chacun pour sa peau. Et à ce jeu-là, Donald Trump, qui cartonne sur la côte Est, devrait continuer de survoler la compétition. A un détail près : environ 50 délégués de Pennsylvanie pourront soutenir n’importe quel candidat en juillet. Au total, près de 200 délégués seront « libres » et pourraient faire basculer la convention.

Chez les démocrates : Le bout du tunnel pour Hillary Clinton ?

Si elle s’impose avec environ 60 % des voix, Hillary Clinton devrait dépasser le cap des 2.200 délégués. Bref, ça commence à sentir mathématiquement le sapin pour Sanders qui aurait besoin de gagner tous les scrutins restants, dont la Californie, avec plus de 70 % des voix.

Clinton, elle, a multiplié ses attaques contre Donald Trump, lundi, notamment sur son train de vie et son jet privé. Dans un face-à-face, la démocrate compte pour l’instant huit points d’avance sur son adversaire, selon la moyenne de Real Clear Politics. Elle peut notamment compter sur les votes des jeunes (18-29 ans), qui ont une opinion défavorable de Donald Trump à 75 %, selon un sondage de l’institut politique d’Havard.