Brexit: Marine Le Pen affirme ne pas vouloir faire d'ingérence, contrairement à «Monsieur Obama»

POLITIQUE Barack Obama est venu pour menacer la Grande-Bretagne, a affirmé la présidente du Front national...

Clémence Apetogbor

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Marine Le Pen, le 7 janvier 2016 à Nanterre.
Marine Le Pen, le 7 janvier 2016 à Nanterre. — CHAMUSSY/SIPA

Marine Le Pen contre-attaque. La présidente du Front national, que le camp favorable au Brexit veut faire interdire d’entrée au Royaume-Uni, s’est défendue de vouloir y faire de « l’ingérence » contrairement, dit-elle, à Barack Obama, qui a plaidé pour un maintien des Britanniques dans l’UE.

Gisela Stuart, coprésidente de la campagne officielle « Vote Leave » en faveur d’une sortie de son pays de l’UE au référendum du 23 juin, a écrit à la ministre de l’Intérieur, Teresa May, pour lui demander de « refuser l’entrée » de la présidente du parti français d’extrême droite, qui soutient le Brexit, à cause de « ses opinions extrémistes ».

Ingérence

« Je lui pardonne beaucoup, parce qu’elle est pour la sortie de l’Union européenne, elle est contre l’Union européenne. Mais enfin, elle reste une socialiste. Les socialistes ont toujours eu un léger problème avec la démocratie », a ironisé lundi matin sur France 2 Marine Le Pen.

« Je m’étonne qu’elle n’ait rien dit pour la venue de Monsieur Obama qui, lui, est venu faire de l’ingérence dans les affaires de la Grande-Bretagne. Je ne vais pas faire d’ingérence. Si j’y vais, j’irais pour parler de la nécessité pour les peuples de se déterminer par rapport à l’Union européenne », a expliqué Marine Le Pen.

Un référendum pour chaque pays de l’UE

« Je plaide pour que chaque peuple de l’Union européenne ait la possibilité d’avoir accès à un référendum, de pouvoir dire ce qu’il pense de ce qu’est devenue l’Union européenne. Alors que Monsieur Obama est venu pour menacer la Grande-Bretagne, ce qui semble-t-il n’a choqué personne », a-t-elle insisté.

Le président des Etats-Unis a plaidé pour le maintien des Britanniques dans l’UE lors d’une visite à Londres la semaine dernière. Le vice-président du FN Florian Philippot avait alors dénoncé une « ingérence » du chef de l’Etat américain.

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Interrogé dimanche par l’AFP sur les propos de Gisela Stuart, Florian Philippot a indiqué que Marine Le Pen avait été « sollicitée pour aller soutenir le camp du Brexit ».