Selon la Belgique, des djihadistes de Daesh menacent toujours l'Europe

TERRORISME Le niveau de menace terroriste en Belgique est toujours de 3 sur une échelle de 4…

Clémence Apetogbor

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Des policiers et des militaires belges dans les rues de Bruxelles après le double attentat du 22 mars 2016.
Des policiers et des militaires belges dans les rues de Bruxelles après le double attentat du 22 mars 2016. — Martin Meissner/AP/SIPA

Le chef de l’organe chargé d’évaluer la menace terroriste en Belgique (l'Ocam) l’affirme, des « combattants étrangers » en Syrie souhaitent se rendre en Europe, notamment en Belgique, pour « commettre un attentat ».

« Il y a beaucoup de renseignements, par exemple des signaux que des FTT (Foreign terrorist fighters), des combattants en Syrie, voudraient retourner, pas seulement vers la Belgique, mais vers l’Europe, pour commettre un attentat », a déclaré Paul Van Tigchelt, directeur de l’Ocam (Organe de coordination pour l’analyse de la menace) lors d’une conférence de presse.

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« L’enquête s’est déroulée de manière intense et a connu de sérieuses progressions », a estimé Paul Van Tigchelt. « Mais le danger n’est pas écarté », a-t-il ajouté, sans donner plus de détails, quatre semaines après les attaques djihadistes qui ont fait 32 morts et 340 blessés à Bruxelles.

La menace est toujours « grave »

L’Ocam a donc décidé de maintenir un niveau 3 (sur une échelle de 4) de menace terroriste pour l’ensemble de la Belgique, ce qui signifie que « la menace est toujours considérée comme grave, possible et vraisemblable », a expliqué l’organisme public, sous la tutelle du ministère de l’Intérieur, qui rassemble les informations disponibles et conseille les autorités.

Les « sites stratégiques » belges, comme les aéroports, les grandes gares, les transports en commun ou les sites nucléaires, font donc toujours l’objet de mesures de sécurité renforcées permanentes.

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Les centres commerciaux et autres lieux « à forte concentration de personnes », comme les cinémas, peuvent également bénéficier de mesures de protection particulières. La police, appuyée par l’armée, continue notamment à assurer la sécurité de ces lieux.

Mohamed Abrini et Salah Abdeslam transférés

Quatre semaines après les attentats, 44 personnes se trouvent toujours à l’hôpital, dont 24 en soins intensifs, a précisé lors de la conférence de presse le directeur du Centre de crise du gouvernement, Alain Lefèvre.

Mohamed Abrini, qui n’avait pas fait exploser sa bombe à l’aéroport, a été arrêté le 8 avril à Bruxelles. Trois kamikazes ont trouvé la mort dans la double explosion de l’aéroport de Bruxelles-Zaventem et celle à la station de métro Maelbeek. Mohamed Abrini, également inculpé dans le dossier des attentats du 13 novembre, a été transféré lundi d’une prison bruxelloise à celle de Bruges (nord-ouest), tandis que son ami et complice présumé Salah Abdeslam, suspect clé des attentats de novembre arrêté à Bruxelles le 18 mars, a été transféré de la prison de Bruges à celle de Beveren, près d’Anvers (nord).