La Syrie qualifie de «provocation» la réunion du cabinet israélien au Golan

PROCHE-ORIENT L’Etat hébreu occupe 1.200 km² du plateau du Golan (nord-est), dont l’annexion en 1981 n’a jamais été reconnue par la communauté internationale…

20 Minutes avec AFP
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Le plateau du Golan.
Le plateau du Golan. — JALAA MAREY

« Une provocation ». C’est ainsi que Damas qualifie la tenue dimanche du Conseil des ministres israélien sur le plateau du Golan pour la première fois depuis son occupation par Israël en 1967.

L’ambassadeur de la Syrie à l’ONU, Bachar al-Jaafari, également chef de la délégation du régime syrien aux pourparlers paix avec l’opposition, a déclaré ce lundi qu’il s’agissait d’une « provocation irresponsable commise par le Premier ministre de l’occupation israélienne Benjamin Netanyahu ».

Deux lettres de protestation à l’ONU

« Le gouvernement syrien fait face à cette provocation israélienne en envoyant deux lettres urgentes au Conseil de sécurité (de l’ONU) et au secrétaire général (Ban Ki-moon) pour qu’ils condamnent immédiatement la tenue de cette réunion et exigent que cela ne se renouvelle pas », a-t-il martelé.

Lors de cette réunion, Benjamin Netanyahu avait proclamé que la partie annexée du plateau syrien du Golan « restera pour toujours dans les mains d’Israël ». « Il est temps que la communauté internationale reconnaisse la réalité, il est temps qu’après 50 ans elle reconnaisse enfin que le Golan restera à jamais sous souveraineté israélienne », avait ajouté le Premier ministre.

La situation reste très tendue

Israël et la Syrie restent officiellement en état de guerre. L’Etat hébreu occupe depuis la guerre de juin 1967 1.200 km² du plateau du Golan (nord-est), dont l’annexion en 1981 n’a jamais été reconnue par la communauté internationale, alors que les quelque 510 km² restants sont sous contrôle syrien.

La ligne de cessez-le-feu sur le Golan était considérée comme relativement calme mais la situation s’est tendue avec la guerre en Syrie déclenchée en 2011.