Brésil: Le parti de Dilma Rousseff reconnaît sa défaite à l'assemblée lors du vote sur la destitution

VOTE Les députés ont pour l'instant voté largement en faveur de la destitution de la présidente...

A.-L.B. avec AFP

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La présidente du Brésil Dilma Rousseff, à Brazilia le 2 décembre 2015.
La présidente du Brésil Dilma Rousseff, à Brazilia le 2 décembre 2015. — Eraldo Peres/AP/SIPA

Un pas supplémentaire vers la destitution de Dilma Rousseff. Le Parti des Travailleurs (PT) de la présidente brésilienne a reconnu dimanche soir sa défaite avant même la fin du vote sur cette question à l'assemblée.

>> Que va-t-il se passer maintenant?

«Les putschistes ont gagné ici à la Chambre», mais cette «défaite provisoire ne signifie pas que la guerre est perdue», a déclaré le leader du PT à des journalistes alors que le score des pro-impeachment était de 200 voix supérieur à celui des pro-Rousseff. L'ouverture d'un procès politique contre la chef de l'Etat devra maintenant être ratifiée par le Sénat.

Crise politique et morale

Lors du vote de dimanche soir, les députés brésiliens se prononçaient largement en faveur de la destitution de la présidente de gauche , accusée de maquillage des comptes publics, lors d'une séance historique et survoltée.

Des manifestants contre la présidente Dilma Rousseff, le 17 avril 2016 à Sao Paolo, au Brésil.
Des manifestants contre la présidente Dilma Rousseff, le 17 avril 2016 à Sao Paolo, au Brésil. - Andre Penner/AP/SIPA

La police était en état d’alerte aux quatre coins du géant d’Amérique latine fort de 200 millions d’habitants, plongé dans l’une des pires crises de sa jeune histoire démocratique.

>> A lire aussi : Trois millions de personnes dans la rue contre Dilma Rousseff

 

Depuis vendredi, les 513 députés s’affrontent en séance plénière dans des joutes pour ou contre cette destitution. Les débats ont pris du retard et le verdict pourrait tomber tard dimanche soir, voire lundi.

La présidente brésilienne Dilma Rousseff, accompagnée de Lula.
La présidente brésilienne Dilma Rousseff, accompagnée de Lula. - Nelson Antoine/AP/SIPA

Invectives

Chacun député dispose de dix secondes à la tribune. Les députés de gauche minoritaires criaient «canailles!», «lâches!», «putschistes» à l'adresse de leur collègues conservateurs», qui les traitaient de «voleurs».

Sur les réseaux sociaux, cette journée de dimanche est très suivie, avec le hashtag (mot-dièse) #ImpeachmentDay