Brexit: Coup d'envoi de la campagne à 10 semaines du référendum

BREXIT Les pro et les anti Brexit seraient crédités d’un soutien de 50 % chacun…

C. A. avec AFP

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Le Premier ministre britannique David Cameron
Le Premier ministre britannique David Cameron — FREDERIC SIERAKOWSKI/ISOP/SIPA

A deux mois et demi d’un référendum qui décidera de l’avenir européen du Royaume-Uni, la campagne officielle est lancée ce vendredi.

Les sondages annoncent d’ores et déjà un vote serré et qui sera la première consultation des Britanniques sur l’Europe depuis 1975.

« Vote Leave » contre « The In Campaign »

La commission électorale a désigné mercredi les deux campagnes officielles qui vont s’opposer jusqu’au 23 juin : « Vote Leave », le camp officiel en faveur du Brexit, face à « The In Campaign » pro-UE.

Cette désignation officielle leur donne le droit de dépenser chacun un maximum de 7 millions de livres (8,7 millions d’euros), tandis que les autres groupes n’auront le droit de dépenser qu’un maximum de 700.000 livres chacun.

Le Premier ministre David Cameron mène le camp du maintien dans le bloc des 28 en défendant le « statut spécial » du Royaume-Uni au sein de l’UE, qu’il a négocié en février avec ses partenaires européens. Il répète depuis que le pays sera plus riche et plus fort en demeurant au sein de l’UE.

Les principaux employeurs favorables au maintien dans l’UE

Il se veut confiant en la victoire de son camp même si la question divise son parti conservateur et malgré ses récentes difficultés et sa perte de popularité liées aux révélations des « Panama Papers ».

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Les principaux partis politiques et plusieurs des plus importants employeurs du pays se sont prononcés en faveur du maintien dans l’UE.

Le Fonds monétaire international a estimé qu’une sortie du pays de l’UE « pourrait causer de graves dégâts régionaux et mondiaux en perturbant des relations commerciales bien établies ».

Un avenir radieux hors de l’Europe ?

Dans le camp favorable à une sortie du pays de l’UE, emmené par le très populaire maire conservateur de Londres Boris Johnson, on compte persuader les Britanniques qu’ils pourraient avoir un avenir radieux en s’épargnant les formalités administratives européennes.

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Boris Johnson a ainsi comparé le Brexit à une évasion de prison, affirmant qu’avec le référendum, c’était « comme si le geôlier avait accidentellement laissé la porte de la prison ouverte et que les gens pouvaient apercevoir les terres ensoleillées au loin ».

La campagne « Vote Leave » est une initiative pluripartite, appuyée notamment par 128 députés conservateurs, qui s’est imposée devant le mouvement soutenu par le chef du parti europhobe et anti-immigration Ukip, Nigel Farage. Elle organise vendredi et samedi de nombreux événements à travers le pays pour faire les louanges du « Brexit ».

Un vote qui s’annonce serré 

Pour l’heure, les sondages annoncent un vote serré alors que les discussions ont surtout porté sur l’économie et l’immigration et que peu de Britanniques, en dehors de la sphère politique, se sont ouvertement positionnés sur la question. Selon un sondage effectué par des universitaires au sein du projet « What UK Thinks », les deux camps sont crédités d’un soutien de 50 % chacun.

Le taux de participation sera un élément clé du résultat, jugent les experts. Les partisans de « Vote Leave » comptent ainsi bénéficier de l’abstention tandis que « The In Campaign » a, quant à elle, lancé cette semaine une campagne sur YouTube pour appeler les jeunes à parler à leurs grands-parents pour les persuader de voter en faveur du maintien dans l’UE.